‹ Quelques observations cliniques de méningites cérébro-spinales et tuberculeuses ayant présenté des particularités au cours de leur début, de leur durée ou de leur évolutionChapitre 18 sur 21 · TS OS ES · texte numérisé non relu

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M. Vidal qui l’a observé dans le liquide céphalo-rachidien de syphilitiques secondaires et tertiaires, nous, a donné de ces cas l’explication suivante : quand il y a une hydrocéphalie, symptomatique de l'irritation méningée, la même cause qui a fait filtrer le liquide sous pression exagérée à travers les parois des vaisseaux doit souvent entrainer quelques lymphocytes en excès en dehors des gaînes périvasculaires.

Au point de vue clinique, nous avons été frappé par la longue période prodromique de l'affection. Un début aussi long n'est pas la règle dans la méningite de nature tuberculeuse de l’adulte, contrairement à ce qui se passe chez l’enfant. Un mois avant son entrée à l'hôpital, notre malade présentait déjà une irritabilité excessive, une humeur changeante. Ces troubles du caractère sont considérés par M. Chantemesse comme existant souvent seule à la période de début chez l'adulte. L'infection tuberculeuse remonte donc assez loin et nous le répètons, chez l'adulte ces formes sont très rares. M. Laudel dans sa thèse sur «la Méningite tuberculeuse chez l'adulte » nous en cite deux cas. |

1] y a donc des cas où la réaction méningée est décelable cliniquement dès que sans doute la pie-mère est ensemencée, dans d'autres cas, au contraire, il y a une tolérance très grande et très longue. Pour confirmer cette hypothèse, nous n'avons pas d'observations rédigées d’une façon complète, mais nous pouvons en citer une que nous avons parfaitement à l'esprit. Il s’agit d'une méningite tuberculeuse chez un homme

: de 30 ans, qui évolua en 5 jours à l'Hôtel-Dieu où nous

GR Dre

lavons suivi quotidiennement. Le début fut brusque et le trépied méningitique fut constitué immédiatement ; le ventre était creusé en bateau: il y avait le signe de Kernig, des vomissements et de la constipation avec une céphalée intense et une fièvre modérée.

L’autopsie révéla la présence de tubercules sur les méninges cérébrales, aussi bien sur la corticalité qu’à la base. Comme il s’agissait d’un parent d'une sur veillante de lhôpital et qu’il vivait dans sa famille, nous avons pu nous assurer que les accidents méningés avaient eu réellement un début brusque; aucun à symptôme prémonitoire, ni aucun prodrome ne s'était montré les jours précédents.

Il est encore un point sur lequel nous voulons insister, c’est la glycosurie, Les localisations de tubercules au niveau du bulbe et du 4° ventricule sont rares ; nous en avons retrouvé un cas cité par M. Læœper. Chez notre malade, cette glycosurie fut bien un symptôme dû à des lésions bulbaires constatées d’ail-

leurs à l’autopsie.

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