‹ Quelques observations cliniques de méningites cérébro-spinales et tuberculeuses ayant présenté des particularités au cours de leur début, de leur durée ou de leur évolutionChapitre 20 sur 21 · DS A · texte numérisé non relu

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qui l'empêche de faire aucun mouvement de flexion ou de latéralité avec la tête ; le signe de Kernig est également très marqué. Une hypéresthésie extrême est constatée, surtout dans la région thoracique et au cou où l'on constate une légère adénopathie sous-maxillaire. La raie méningitique est très nette. [1 n’y a pas de paralysie oculaire. Les réflexes oculaires sont normaux, les réflexes tendineux forts et brusques..

M. Caussade pense alors à un état méningé de cause inconnue. L'examen de tous les autres organes n'ayant révélé aucune lésion.

Le lendemain, 13 mai, la température s’est élevée à 40° le matin et 40°2 le soir et les symptômes sont tou- Jours aussi intenses. Une ponction lombaire est prati-

quée et on retire un liquide céphalo-rachidien très

hypertendu ; on en recueille trois tubes à centrifuger et un tube à essai. Il est ‘clair et limpide. Le microscope fait reconnaître une lymphocytose très atténuée : 2 ou 3 lymphocytes dans le champ du mieroscope. Pas de polynucléaires. Pas de microbes.

Le 15 mai, l’état du malade ne s’est pas amélioré, la température est de 37°4 le matin et de 40°4 le soir. Mais on constate à la face un érythème avec un bourrelet périphérique très net : il s’agit, à n'en pas douter, d’une plaque érysipélateuse. Elle a débuté par l'angle oculo-nasal gauche et s’étend sur une surface grande comme une pièce de cinq francs.

Le malade éprouve à cet endroit une impression de chaleur et de douleur.

Les jours suivants, les symptômes méningés se sont

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