‹ Quelques observations cliniques de méningites cérébro-spinales et tuberculeuses ayant présenté des particularités au cours de leur début, de leur durée ou de leur évolutionChapitre 9 sur 21 · LU OD VEN · texte numérisé non relu

LU OD VEN

nous est connu ; Tourdes signale le cas de militaires” frappés dans la rue, à l'exercice, dans les casernes pendant leur repos; ils tombaient comme foudroyés et on transportait à l'hôpital dans un état désespéré des hommes qui, auparavant, faisaient leur service sans se plaindre. MM. Netter et Debré nous citent des enfants atteints au milieu de leurs jeux, des malades frappés pendant leur sommeil.

La plupart de ces cas sont d’ailleurs rapidement mortels et il est exceptionnel que l’évolution se passe aussi heureusement que chez notre malade.

Il ya donc dans ces Cas particuliers une tolérance parfaite de l’organisme pendant un certain temps. L'état infectieux, pendant cette période, ne se manifeste par aucun symptôme. La terminaison fatale qui se produit souvent dans cette forme foudroyante semble être imputable à la fois à la virulence de l'agent infectieux, virulence qui se trouve être exaltée soudainement et pour des causes inconnues, et au début insidieux de l'infection contre laquelle on ne lutte pas puisqu'elle ne s'est pas révélée. Quand on intervient, il est souvent trop tard; on a laissé passer la période utile : l'axe cérébro-spinal est trop profondément touché pour que la thérapeutique puisse alors donner de bons résultats.

Nous soulignerons aussi quelle peut être l’importance médico-légale de ces formes à début brusque. Il en est qui ont pu faire croire à un accident, voire même à un empoisonnement. — MM. Netter et Debré ont déjà insisté sur ce point. On ne peut s'empêcher de

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