‹ Quelques Observations d'Interventions chirurgicales chez les HémophilesChapitre 25 sur 42 · A ONE · texte numérisé non relu

A ONE

OBsERvATION I (D: P.-E. Weil).

Appendicite gangréneuse chez un hémophile.

Il s’agit d’un enfant de cinq ans, aux antécédents hémorragiques nombreux (hématomes et hémorragies traumatiques).

Il fait une appendicite gangréneuse et le Professeur Lardennois l’opère d'urgence sans aucune préparation préalable.

L'opération se passe normalement, mais la paroi n'est pas refermée. Une hémorragie abondante se fait bientôt par la plaie. Le sang infiltre la paroi et les bourses, mais il n’y a pas d’hémorragie abdominale.

L'hémorragie persiste en dépit des injections de sérum qu’on pratique aussitôt.

Cinq jours après l'opération, l’enfant est exsangue, en danger mortel.

Le D' P.-E. Weil et le Professeur Lardennois décident alors la suture de la paroi après une transfusion de 400 cmc.

L’hémorragie s'arrête et le malade est bientôt hors de danger.

Le sang de ce petit malade coagulait en 45 minutes et le temps de saignement était de 9 minutes.

Ces faits nous montrent que, chez un hémophile, il est préférable d’opérer une appendicite à froid ou à chaud, sans attendre, afin de pouvoir faire une opération réglée et refermer la paroi, mais naturellement après avoir pratiqué la correction préalable des lésions sanguines.

OBsERVATION II (D° P.-E. Weil).

Phlegmon de l'amygdale chez un hémophile.

Il s’agit encore d’un enfant, grand hémophile, qui, ayant un crayon dans la bouche, reçoit un coup qui blesse son amygdale droite. Une hémorragie se produit aussitôt, puis il se forme un abcès que le Professeur Lemaître doit inciser. Cette incision provoque des hémorragies très importantes qui déterminent une anémie intense (1.250.000 globules rouges).

Une transfusion arrête définitivement les pertes sanguines et aide à la guérison du malade.

Le retard de la coagulation dans ce cas était de plus de 6 heures.

Hémorragies des hémophiles.

Les hémorragies de l’hémophile rendent l’inter— vention encore plus nécessaire que chez tout autre sujet normal ; mais la correction du vice hémophilique du sang est absolument indispensable.

Pourtant, il est préférable de ne pas toucher aux hémorragies interstitielles ou intraséreuses, la com pression exercée par les tissus environnants limitant jusqu’à un certain point la progression de l’épanchement.

Cependant nous rapporterons ici un cas d’hématome de la face externe de la cuisse, si volumineux qu'il nécessita son incision.

OBSERVATION I

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