‹ Quelques Observations d'Interventions chirurgicales chez les HémophilesChapitre 26 sur 42 · C... René, 13 ans · texte numérisé non relu

C... René, 13 ans

Grand hémophilo-hémogénique suivi par le D" P.-E. Weil depuis juin 1927.

Antécédents personnels : Début des accidents hémophiliques à l’âge de2 ans 1/2 par une hémorragietraumatique, puis des épistaxis, des ecchymoses.

À 7 ans, premières hémarthroses.

Depuis juin 1927, il suit un traitement sérique.

à D NN

De juin 1927 à janvier 1930, des ecchymoses, des épistaxis, des hémorragies.

Antécédents héréditaires et familiaux : Mère ayant des gingivorragies, ayant saigné 4 jours pour une avulsion dentaire.

Le malade a plusieurs sœurs qui n’ont elles-mêmes que des filles.

Le père est mort de tuberculose pulmonaire.

Examen du sang (juin 1927) :

ASE IT”.

T. C. : début en 2 b. 15, fin en 6 h. 30.

Evolution : Le petit malade entre dans le service du D: P.-E. Weil le 16 janvier 1930.

Ïl a eu sa dernière injection de sérum le 10 janvier.

Le 13, la cuisse gauche s’enflamme et les téguments de la face externe sont tuméfiés, rouges, chauds et douloureux. Les mouvements du membre sont pénibles. Le sommeil est agité.

Dans les jours qui suivent, la tuméfaction gagne le genou. La marche est impossible et le malade se plaint d’élancements dans la cuisse et le genou.

Dans la nuit du 15 au 16, épistaxis durant deux heures. La fièvre a fait son apparition le lendemain de l'injection et la température oscille entre 38° et 390.

A l'examen, à son entrée, la partie inférieure de la cuisse gauche est fortement tuméfiée; la peau est rouge, lisse, tendue, chaude. La palpation et les mouvements sont douloureux.

Le'petit malade est très pâle, ses muqueuses sont déco-

lorées.

LPRoNe

Evolution : Dès son entrée, on applique des compresses chaudes. Les douleurs diminuent notablement et le petit malade peut remuer son membre sans trop de souffrances. Les téguments sont moins luisants, moins tendus.

La palpation est moins douloureuse.

Le malade se trouve un peu soulagé. Le sommeil est calme.

Le 18, un examen de sang montre :

G. R. : 1.480.000 H. : 40 GAB/AUG: 000 RANCE es

On le met alors à un traitement hépatique (200 gr. de foie de veau frais par jour) qui améliore bientôt l’état sanguin.

Le 30, un nouvel examen de sang montre en effet :

G. R. : 2.020.000 H. : 40 G. B. : 12.600 VAGTEEL

Le 9 février, ponction de l’hématome dela cuisse gauche. On retire facilement dès la première piqûre un liquide épais, assez homogène, sans caillot, très visqueux, de couleur brun-rouge, contenant de nombreux polynucléaires plus ou moins altérés et de nombreux globules rouges intacts.

Un examen de sang montre :

G. R. : 3.010.000 H. : 40 GBA 000 AVE G 210,6:

Après la ponction, le malade n’éprouve aucun soulagement. Les téguments sont livides et encore plus tendus. Le genou est très tendu également et les mouvements sont pénibles et limités.

Le 11 février, le malade se plaint à nouveau d’élancements dans sa cuisse qui est encore plus grosse.

La palpation est extrêmement douloureuse.

La poche sanguïne est si volumineuse que la peau menace de se rompre.

ar S es

On ponctionne alors à nouveau l’hématome, mais les ‘signes locaux sont assez peu modifiés.

La peau est plissée, dépressible, extrêmement sensible.

La culture du liquide reste négative.

Le 18 février, on fait une transfusion de 280 eme. sans incident.

Le 20, un examen de sang montre :

G. R. : 2.180.000 H*50 G. B. : 14.200 VS CGAMAS,

Le 24, le malade est très fatigué ; il n’a pas dormi de la nuit.

Au niveau de sa cuisse gauche, et plus précisément du petit pertuis laissé par la seconde ponction, on remarque un écoulement sanguin trouble, assez abondant.

Le pansement est mouillé et l'expression fait sourdre un un liquide épais, foncé.

La température est à 3706. La cuisse s’est un peu dégonflée et les téguments sont plissés et mous.

L'hématome menaçant de s’infecter, on décide de l’inciser.

Le 26, la température est à 37° et reste normale jusqu’au 28, date à laquelle le malade est opéré sous anesthésie.

Voici le compte rendu opératoire :

Incision d’un hématome de la cuisse gauche chez un hémophile, à sa partie déclive, au bistouri électrique (section-coagulation). :

Pas d’hémorragie au cours de l'intervention.

La guérison est bientôt obtenue sans complication.

Examen du sang (3 avril 1930).

T, C.: Début en 1 h. 45, fin en 3 h. 15.

Sédimentation et coagulation plasmatique.

Signe du lacet : négatif.

R. Depardieu 4

ANA ra OBSERVATION II.

R... André, 19 ans, monteur en bronze.

Antécédents : À 14 ans, hémarthrose traumatique de la hanche, prise pour une coxalgie et guérie parfaitement en trois mois par l'extension continue.

Hémorragies importantes à l'occasion de plaies insignifiantes, ecchymoses faciles, hémarthroses.

À 16 ans, hémarthrose traumatique d’un genou : trois mois de lit.

Pas d’antécédents héréditaires ou familiaux d’hémophilie.

Evolution : Le 12 novembre 1924, le malade consulte dans le service du D' P.-E. Weil pour un hématome de la cuisse droite, consécutif à une chute en bicyclette.

Quelques heures après l'accident, le malade ressent une vive douleur au niveau de la cuisse droite, gênant la marche.

Un médecin consulté incise cet hématome de la face externe de la cuisse droite et la plaie opératoire se met à saigner pendant quinze jours.

Le malade reçoit alors 20 cme. de sérum antidiphtérique,

et la guérison est obtenue en une dizaine de jours.

Examen du sang :

RASE T. C. : Début en 1 h. 20, fin en 1 h. 30.

Après sédimentation des 2/3.

Pas de rétraction dans un tube.

Rétraction latérale faible du caillot blanc dans l’autre.

Sérum normal.

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