OBSERVATION X
(Due à l’obligeance de M. le professeur Bondet.)
Maladie de Parkinson
M..., À. soixante-deux ans, entré le 19 décembre, Salle Saint- Augustin, n° 31.
Pas d’antécédents héréditaires.
Pleurésie à quatorze ans. Vers l’âge de vingt ans, sciatique ayant duré trois ans.
Jamais d'excès. Tempérament très nerveux.
Le début de la maladie parait remonter à cinq ans.
À cette époque tremblement des membres supérieur et inférieur droits, ne survenant au début qu’à la suite de contrariétés.
Depuis deux ans il est à peu près continuel au membre supérieur droit.
Raideur de la nuque. Depuis deux mois le tremblement survient de façon intermittente au membre supérieur gauche. La perte des forces s’accuse d’une façon sensible depuis cette époque. Actuellement, tremblement localisé au membresupérieur droit, persistant au repos, diminuant à l’occasion des mouvements volontaires, caractérisé par une série d’oscillations paraissant rythmées et de même amplitude. L’avant-bras dans une attitude intermédiaire entre la pronation et la supination. Les quatre doigts réunis, le pouce un peu écarté.
Pas de tremblement de la tête.
Les membres inférieurs tremblent si on commande au malade de les soulever au-dessus du lit.
Réflexes rotuliens exagérés. Pas de trépidation épileptoïde.
Raideur du cou et des épaules. Regard fixe.
Le malade se meut tout d’une pièce ; il est parfaitement maître
e ses mouvements.
Sensation de bouffées de chaleur.
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POS) $C NME EME ER O0 ICE FAITES Force musculaire main droite. . 42 — — — main gauche. . 40 — 20 décembre. — Première injection de liquide testiculaire
Jacquet, { centimêtre cube de solution à 1/10.
26 décembre. — A partir d'aujourd'hui injection de 1 centimètre cube tous les quatre jours.
31 décembre. — Aucune réaction.
6 janvier. — Le malade accuse une recrudescence des symptômes énumérés plus haut.
28 janvier. — Un peu moins de raideur musculaire.
30 janvier. — A partir d'aujourd'hui injections tous les jours de 2 centimètres cubes à 1/10,
11 février.
Force musculaire, main droite . 37 kilogrammes. — — main gauche . 34 ae Aucun symptôme d'amélioration.
OBSsERVATION XI (résumée).
‘(Recueillte dans le service de M. le professeur Teissier.)
Ataxie locomotrice.
L..., Marie cinquante-neuf ans entre le 21 avril 1892, Salle Troisièmes Femmes n° 17.
Pas d’antécédents.
Réglée à douze ans, ménopause à cinquante et un ans.
À quinze ans, fièvre intermittente,
Avant de se marier, à la suite d’une violente névralgie frontale, chute des cheveux.
Abus du café. Se défend formellement de toute habitude alcoolique. Attribue son mal aux fatigues de sa profession (garde malade).
Il y a sept ans, la malade s’est aperçue que ses jambes s'engour-
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dissaient. Cela pendant le cours d'une bronchite. En même temps douleurs lancinantes, fulgurantes dans les membres inférieurs. Douleurs en ceinture. Diplopie et affaiblissement de la vue depuis une dizaine d'années.
Bourdonnements d'oreilles, étourdissements.
Actuellement les jambes ne présentent pas d’atrophie, Sensibilité intacte.
Marche hésitante. Signe de Romberg.
Pas de réflexes rotuliens et plantaires.
Yeux asymétriques. Le droit atteint de strabisme externe, Rien du côté de la vision.
Surdité légère à droite,
Rien aux poumons. Toux légère. Rien au cœur.
Au commencement de janvier 1893, on institue le traitement par la méthode de Brown-Séquard (liquide Jacquet).
Rien de particulier jusqu’au 4 février.
4 février.
NÉS ARR R RQ TENE Re UTe 2r. 800:
BOIS EC M OIlosrammest
Force musculaire, main droite . 15 kilogrammes, — — main gauche . 15 kilogrammes.
La malade est assez récalcitrante.
16 février.
ÉRÉOPRAE NE N vdree ns et CRC ES DO Force musculaire, main droite . 20 kilogrammes. — — main gauche . 19 kilogrammes.
20 février.
Urban ee LR MN AT -sranmmes:
La malade accuse un peu plus de force dans les jambes. 3 mars. — Depuis une dizaine de jours les injections sont plus
douloureuses. La malade a des nausées le soir.
Elle présente des températures basses assez constantes. 4 mars.
MON ERREUR SP en dr 6 er 10
Force musculaire, main droite . 15 kilogrammes.
— — main gauche, 13 kilogrammes.
10 mars. — Depuis huit jours, pas d'injection, la malade en a eu 23 et n’en veut plus disant que ça ne lui fait rien.
41 mars. — M. le professeur Teissier remplace le liquide Jacquet par du liquide à lui envoyé par M. Brown-Séquard. II fait à la malade 2 injections de chacune 2 centimètres cubes.
13 mars. — Rien de particulier.
La température est toujours au-dessous de 37 degrés, sauf vers le milieu de la journée.
En somme, nul symptôme d'amélioration chez cette malade.
OBsSERvATION XII
(Due à l’obligeance de M. le professeur Bondet),
Ataaie locomotrice.
L..., Conrad, âgé de quarante-six ans, entre le 30 décembre 1892, salle Saint-Augustin, n° 53.
Père et mère très nerveux.
Un frère mort tuberculeux.
Pas d'affection dans l’enfance. Ictère à vingt-trois ans. Pas d’alcoolisme. Pas d’affection vénérienne.
Quelques coïts debout.
Le début de l’affection remonterait à deux ans. Cependant, depuis cinq ans environ, érections moins fréquentes. Pas de désirs vénériens depuis quatre ans. Les premières douleurs fulgurantes ont apparu il y a cinq ans dans l’épaule droite.
Depuis deux ans, raideur des membres inférieurs ; troubles vésicaux qui persistent actuellement, Incontinence d’urine, d’autres fois ténesme. Le malade est resté quelquefois vingt- quatre heures sans uriner.
Il y a un an et demi, il eut un étourdissement qui le força de s'asseoir. Cependant, il ne perdit pas connaissance.
Actuellement, les membres supérieurs sont intacts. Les phénomèênes ataxiques sont localisés aux membres inférieurs. Le malade
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frappe du talon et lance les jambes, principalement la gauche. II tourne difficilement sur lui-même et est obligé de regarder constamment où il va mettre les pieds. Faux-pas fréquents surtout à la descente. Abolition des réflexes rotuliens.
Signe de Romberg.
Signe d'Argyl Robertson.
Douleurs fulgurantes. Sensation de froid dans les membres inférieurs.
Sensation de caoutchouc lorsqu'il marche, très remarquable au pied gauche.
Le malade a fait l’année dernière un séjour à l’Hôtel-Dieu et a été très amélioré par la pendaison.
POSTE RM SR dE one 2e a te COUR D AOÛ Force musculaire main droite . . . 57 kilogrammes. — — main gauche. . 45 — 4 janvier. — On commence le traitement par les injections de
liquide testiculaire Jacquet, 1/2 centimètre cube de solution au 1/10.
G janvier. — Le malade trouve sa jambe gauche bien plus libre qu'auparavant.
A partir d'aujourd'hui, tous les deux jours injection de 1 centimèêtre cube de la même solution.
18 janvier. — Le malade se dit toujours amélioré.
28 janvier. — Le mieux s’accuse toujours. Les douleurs lancinantes des jambes ont disparu. Les couleurs en ceirture persistent,
À partir d'aujourd'hui, injection de 2 centimètres cubes tous les
jours.
11 février : POS PS IPS EE Te Te SR OO RES OUQ Force musculaire main droite . . . 60 kilogrammes. — — main gauche. . . 50 = 13 mars. — Le malade a eu des crises gastriques violentes avec
vomissements qui ont duré une huitaine de jours. 45 mars. — In résumé, le seul résultat obtenu serait la dispa-
rition des douleurs fulgurantes.
OBSsERVATION XIII
(Due à l'obligeance de M. le professeur Teissier.) Chorée de Sydenham.
, Jeanne, douze ans, née à Rive-de-Gier.
Soignée depuis treize mois sans résultat.
C'est la quatrième atteinte de chorée qu’elle présente.
Mouvements choréiques excessivement marqués dans tout le corps. Parole très gênée. Marche presque impossible.
7 novembre 1892. — Liqueur de Fowler VI gouttes, peu à peu on va jusqu'à X gouttes.
19 novembre. — Pas de résultat.
Aujourd’hui on commence les injections de liquide testiculaire * 2/3 de seringue de solution à 1/20, piqûre peu doulouloureuse et sans accidents consécutifs.
20 novembre. — 2° injection.
22 novembre. — 3° ——
24 novembre. — 4° injection, la malade ne présente plus de grands mouvements choréiques.
27 novembre. — 5° injection. La malade ne bouge plus. Encore quelques légers mouvements de reptation dans les mains. L'état général est excellent. L'’appétit est considérablement augmenté.
29 novembre. — Guérison complète après cinq injections, la malade sort de l'hôpital.
Janvier. — Une personne du service a reçu une lettre de cette jeune fille. La guérison s’est absolument maintenue. Elle écrit d’une main ferme et son écriture n’est pas tremblée du tout.
Ge qu’il y a de très remarquable dans cette observation, c’est la guérison rapide après treize mois de traitements divers SEA donné aucun résultat.
1 Liquide de Paris.
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OBSERVATION XIV (résumée).
(Due à l’obligeance de M. le D' Colrat).
Chorée.
G. L.., onze ans, né à Lyon. Salle Saint-Aline, n° 17.
Pas d’antécédents héréditaires.
Pas d’antécédents personnels.
Le 6 novembre 1892 il a eu une vive frayeur et dès le lendemain il a commencé à bouger des deux côtés également. Ecriture impossible, parole embarrassée.
Le 10 novembre l'enfant entre à la Charité avec les signes d’une chorée assez intense. Il ne reste jamais au repos. Les bras sont surtout le siège des mouvements.
Mais les membres inférieurs, la tête, la langue en présentent également.
On commence immédiatement les injections!. Un centimètre cube.
12 novembre. — 2° injection.
14 novembre. — 3° injection. Rien de bien marqué comme amélioration.
Les injections sout suspendues quinze jours.
28 novembre. — Il existe une amélioration surtout marquée pour la parole. 4° injection.
30 novembre. — 5° injection.
2 décembre. — 6° injection. Etat d'amélioration plus marqué.
5 décembre. — 7° injection. L'enfant peut écrire et se tient
debout sans bouger.
6 décembre. — L'enfant s’en va, il doit revenir tous les deux jours se faire faire une injection.
7 décembre. — 8° injection.
9 décembre. —.9° injection. La guérison paraît complète.
! Liquide de Paris.
TJ. Ps 7
MN an
12 décembre. — 10° injection. L'enfant est rentré en classe. Il ne bouge plus. Son écriture est redevenue normale.
14 décembre. — 11° injection, Guérison complète.
16 décembre. — 12° et dernière injection.