‹ Quelques observations de pneumonies traitées par les saignées coup sur coupChapitre 2 sur 14 · AVANT PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT PROPOS

La saignée qui constituait il n’y a pas encore très longtemps le traitement presque exclusif de la pneumonie est devenue dans la suite un fait tellement rare que ce n’est pas sans un certain étonnement., nous devons le dire, que nous avons vu récemment M. le professeur Hardy traiter parles saignées coup sur coup plusieurs malades atteints de pneumonie, entrés dans son service au commencement de cette année. Nous avons été frappé des bons résultats obtenus par cette méthode, et nous avons pensé qu’il pourrait y avoir utilité à les exposer pour aider à réagir contre l’abandon d’un utile moyen thérapeutique.

Voici quel sera l’ordre suivi dans notre travail :

Noire premier chapitre sera consacré à l’historique delà saignée dans le traitement de la pneumonie, et nous verrons, par les fluctuations nombreuses qu’elle a subies, qu’on pourrait encore lui donner pour titre « grandeur et décadence de la saignée » suivant l’expression de M. Vinay.

Mathelin

Nous verrons ensuite dans quels cas on peut recourir aux émissions sanguines, selon la méthode des saignées coup sur coup, employée par M. le prolesseur Hardy, et l’effet qu’elles exercent sur le point de côté, le pouls, la température, la dyspnée et sur la disparition de l’exsudât. Nous montrerons aussi que la convalescence n’est pas rendue plus longue par ce mode de traitement.

Enfin nous terminerons par les observations qui nous ont inspiré ce travail, et que nous devons à l’obligeance de M. le docteur Josias, chef de clinique de M. Hardy.

Qu’il nous soit donc permis, avant d’entrer en matière, de lui exprimer notre vive gratitude pour l’intérêt qu’il nous a toujours témoigné, et ses bienveillants conseils qui ne nous ont pas fait défaut dans le cours de notre travail.

Nous offrons également nos remerciements les plus sincères à M. le professeur Hardy qui a bien voulu accepter la présidence de notre thèse.

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