‹ Quelques Observations de Transfusion du Sang en Clinique Chirurgicale: Organisation du Centre de Transfusion Sanguine de l’Hôtel-Dieu d’AngoulêmeChapitre 37 sur 38 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Au terme de ce travail, nous pensons que, désormais, la transfusion du sang trouve ses indications de plus en plus fréquentes en clinique chirurgicale.

A titre préventii :

Toutes les opérations présentant quelque gravité en raison de l’état du malade, du choc qu’elles peuvent créer ou de l’'hémorragie qui en résultera, doivent être précédées d’une transfusion sanguine. Un certain nombre de nos observations confirment cette opinion.

Retenons particulièrement l’exemple fourni par le traitement chirurgical des cancers du rectum. Au cours de l’amputation abdomino-périnéale. Nous pensons qu'entre le temps abdominal et le temps périnéal, une transfusion réduira considérablement le phénomène de choc.

A titre curatif :

a) Dans les hémorragies graves par leur abondance ou leur répétition, la transfusion ne doit plus être négligée.

b) Dans les états de choc (choc traumatique ou choc opératoire) la transfusion permet une amélioration rapide de ce syndrome.

c) Les états hémorragipares (hémogénie, hémophilie) à leur période d'état, dans des accidents aux confins de la médecine et de la chirurgie, bénéficient de transfusions répétées. Les hémorragies graves de la période terminale sont au delà des ressources de ce traitement.

À l'heure actuelle si l’on veut réduire la mortalité opératoire dans un service chirurgical actif, il n’est plus possible de se passer de l’organisation d’un Centre de transfusion sanguine d'urgence,

Le PU

Cette organisation doit être simple, pratique. Sans prétendre à l’aménagement qu'ont dû réaliser les grands Centres hospitaliers, nous avons pu jusqu'ici, avec un personnel et un matériel réduits, satisfaire aux exigences de quinze à vingt transfusions par mois.

Le sang conservé est très précieux en province. Sa possibilité d'utilisation retardée à quelques jours permet de satisfaire aux premières urgences en réduisant le service de permanence au seul contrôle des distributions et en réservant la convocation des donneurs à des nécessités moins immédiates. Il nous a permis en outre le transport et l’utilisation du sang dans un rayon de 100 kilomètres.

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