JUPE
(22) en partie coupée. Cette plaie avait-été faite par la balle que; renfermait le fusil et qui avait atteint le malade de dehors en dans
Ce blessé souffrait considérablement, se plaignait de douleurs dans l'abdomen; sa poitrine était inclinée du os gauche, quoique | le bassin füt sur un plan horizontal; la peau était froide , .décolorée,, couverte de sueurs ; la face grippée, la parole brève , les yeux hagards ; le pouls Rue dur , petit et concentré. ( Emolliens < sur r Ja Due ; ‘boissons émollièntes NPA OAREUES ) | 2 ssl
Le soir; douleur: de l'abdomen: diminüée ; soif intense; vomissemens continuels. Ces accidens continuèrent toute la nuit, et le malade mourut le lendemain matin à sept heures: BE TL 5 ns
À l'ouverture dücaàdävre;:on ‘trouva que:là: solution de: conitimuité existant au muséle-petit oblique communiquait dans une cavité comprise entré. ce muscle et le péritoine ; cette membrane né présentait aucune ouverture dé ommutiication dans l'abdomen |'ihais’elle était enflammée, et offrait dans quelques points des ecchymoses.
Les intestins étaient fortement enflammés; à leur surface se voyaient des concrétions albumineuses;., une, pelite. quantité de sérosité rougeâtre, s’écoula lors de l’ouverture de l'abdomen ; l'anse d’iléum qui correspondait à Ja plaie des tégumens présentait une, solution.de continuité longitudinale d'environ un pouce de longueur ; les bords en étaient renversés ; aux enyirons de cette plaie-existaient, sur: l'intestin, des contusions plus ou moins étendues ; enfin ,: dés matières alimentaires étaient épanchées dans, l'abdomen. ; 10 4
Sur la fluidité du sang après ila mort.
Le sang, qui joue un si grand rôle chez les animaux, soit dans son état de santé, soit dans ses maladies (quoi qu'en.aient dit.les médecins solidistes ), est susceptible de présenter, après la mort des altérations plus ou moins remarquables ; mais je,ne veux parler.ici que du: cas où il conserve sa fluidité, son, homogénéité; comme s'il.vivait eacore. Nous avons eu, plusieurs..fois l'occasion de voir, vingt-quatre heures et plus après la mort, ce liquide couler en abondance par des
incisions qu'on praliquait sur les cadavres; dans ce cas il est épais ,
rouge foncé, plus ou moins poisseux et peu ou point coagulable ; mais jamais nous n’avons eu occasion d’ebserver ce phnéomène à un degré plus remarquable que dans le fait suivant : Un malade fut apporté dans la salle de M. Fouquier , à la Charité, en 1823; c'était un homme fort, de haute stature et de beaucoup d’embonpoint ; il était affecté d’une double pneumonie au douzième jour; on lui fit une forte saignée, mais il mourut deux heures après, fut transporté dans }a salle des morts , et le lendemain, vingt-deux heures après, lorsqu'on se présenta à l'amphithéâtre pour en faire l'ouverture, il était dans un état tel qu’on aurait dit qu'il dormait : sa peau était rosée, ses veines fortement dessinées ; il n’y avait de roideur cadavérique que dans les extrémités inférieures ; ses yeux étaient vifs et luisans ; son ventre et sa poitrine étaient chauds. On fit une incision à la peau du thorax ; elle fut suivie d’un large écartement des bords, et saigna absolument comme si le corps eût été vivant ; on plongea un bistouri dans la jugulaire externe droite , il en sortit un jet de sang tellement fort, qu'il inonda plusieurs, des nombreux assistans. Tous ces phénomènes étaient tellement saillans, que M. Fouquier fit transporter le corps dans la salle des morts, et que l'ouverture n'en fut faite que le lendemain, bien qu’on ne doutât pas qu'il était mort,
Ce fait est, je crois, important à noter, sous le rapport de la médecine légale; il pourrait servir à éviter des erreurs dans le cas où un médecin aurait à décider l’époque de la mort d’un individu d’après
l'observation, cadavérique.
Sur un moyen de faciliter l'accouchement,
S’ilest quelquefois utile de modérer les contractions de l'utérus, des muscles abdominaux.et dudiaphragme pendant, l'accouchement, poar éviter des déchirures de la vulve et des hémorrhagies, utérines, il est aussi des circonstances où tous les soins d’un accoucheur doivent tendre à empêcher que les efforts de la malade aient lieu sans
résultat. Dans quelques-uns de ces cas, j'ai retiré un grand avantage du moyen suivant : la femme étant couchée sur un lit de sangle recouvert d’un matelas, présentant une légère inclinaison de la tête aux pieds, un bâton garni de linge est fixé par ses deux extrémités aux pieds inférieurs du lit; deux courroies de cuir, terminées par des poignées à anses, partent des mêmes extrémités de ce bâton. La femme appuie ses pieds sur lui et tend à Féloigner d’elle, tandis qu'elle s'y oppose par les courroies qui sont fixées à ses mains.
Par cet appareil aucune force n'est perdue. Celle développée par la contraction de tous les muscles du corps est transmise en dernier TÉsultat à la colonne vertébrale, à la poitrine et au bassin, et l'expulsion du fœtus est plus facile.