‹ Quelques observations sur le diagnostic différentiel des tumeurs de l'aisselleChapitre 12 sur 17 · Archiv. gén. de médecine, T · texte numérisé non relu

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entendu. Nous ne parlerons point de l’anatomie pathologique de cette dégénérescence; seulement nous avons à résoudre ce problème important : Etant donnée une tumeur de l’aisselle, reconnaître la tumeur squirrheuse et la tumeur encéphaloïde.

Ces deux tumeurs sont presque toujours symptomatiques d’un cancer de la glande -mammaire; si le malade en est à sa première atteinte, le diagnostic différentiel du squirrhe ou de l’encéphaloïde sera peu certain. Ainsi :

Pour le squirrhe il y a tumeuur arrondie, inégale, bosselée, dure, douloureuse; elle est adhérente à la peau.

2® L’encéphaloïde, à son début, offre une tumeur à peu près pareille; seulement les bosselures sont un peu plus régulières.

3° Il y a des douleurs lancinantes pour les deux.

4° A une période un peu plus avancée, le diagnostic peut être un peu plus sûr, vu que l’encéphaloïde offre soujours une tendance au ramollissement et que le squirrhe semble se durcir davantage. Mais alors il s’élève d’autres difïicultés : l’encéphaloïde étant à sa deuxième période, une de ces tumeurs que nous aurions qualifiée de tumeur molle (voir notre classification) peut être confondue avec une foule d’autres tumeurs , et surtout avec les engorgements scrophuleux. Dans ce cas , ce qui pourrait encore en imposer pour une erreur de diagnostic , c’est la teinte toujours cachectique des malades.

5° Le microscope devra être alors le seul juge de la question * ; il démontrera pour le squirrhe, du tissu conjonctif de nouvelle formation, avec une grande variété dans la structure des fibres, dans la disposition secondaire des vaisseaux fibreux, un suc amorphe, dans lequel nageront quelquefois quelques cellules. Pour l’encéphaloïde , il y aura un tissu très- riche en cellules et gorgé de sucs^. Quant au

1. Forster , Handbuch der patholo^ischen Anatomie , Band , p, 76

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