Cruveilhier, Anat. path. in Nél. , thèse J p
Tumeurs squirrheuses.
Ce sont les plus fréquentes; elles sont constituées par des tumeurs dures, bosselées, adhérentes aux parties par un tissu cellulaire plus ou moins dense. On sait que le tissu squirrheux a été appelé Cancer napiforme , à cause des cloisons fibreuses qui le traversent en convergeant vers un cenfre commun. La tumeur que Lisfranc a présentée à l’Académie en 1827^, présentait tous ces caractères; elle était grosse comme le poing, occupait le creux de l’aisselle et remontait vers la tête de l’humérus et la clavicule.
Après l’incision de la peau, la tumeur parut au chirurgien sous la forme d’un tissu fibreux très-adhérent aux parties voisines.
Lorsque ce travail pathologique est bien déclaré, les ganglions axillaires s’engorgent, puis finissent par s’ulcérer.
M. Nélaton cite dans sa Thèse, à laquelle nous empruntons la plus grande partie de ces détails, l’exemple d’une malade de la Salpétrière, qui présentait un vaste ulcère depuis le sternum jusqu’au milieu du bras.
La marche de ce cancer est la même que dans toutes les autres régions du corps : il y a engorgement du membre correspondant. A tous ces symptômes nous ajouterons les douleurs lancinantes qui se représentent continuellement, et qui sont surtout exaspérées pendant la nuit , et la teinte jaune-paille qui est l’indice de la cachexie cancéreuse.
Bien avant que le cancer en soit arrivé à ce point, l’état général du malade est devenu mauvais. Les voies digestives ne fonctionnent plus; le malade tombe dans le marasme, et finit par mourir épuisé par la suppuration.
Cancers encéphaloïdes.
Ce que nous venons de rapporter du squirrhe, peut se dire en grande partie du cancer encéphaloïde , pour les symptômes, bien