INTRODUCTION
Les angiomes superficiels connus de tous temps, comme en lémoigne une riche synonymie, et de diagnostic facile, contrastent beaucoup avec les angiomes profonds. Les premiers ont dans leur siège une variété très grande, disséminés à la surface du corps et sont très fréquents (un lers des nouveau-nés en sont porteurs). Les autres, au contraire, affectent une prédilection de siège pour la région cervico-faciale. Au cou, notamment, ils prennent une particularité assez spéciale el sont parfois d’un diagnostic délicat.
Nous devons à l’obligeance de M. le professeur Forgue une observation inédite de fibro-lipo-angiome pro-
fond du cou et nous lui exprimons toute notre reconnaissance pour l’empressement qu'il a mis à nous autoriser à publier de cette observation.
La pièce a élé étudiée, au point de vue histologique, dans le laboratoire du professeur Massabuau à qui nous exprimons tous nos remerciements. |
ER mes A l'occasion de ce cas, nous nous sommes proposé de souligner quelques particularités des angiomes profonds du cou. Nous avons joint à notre observation principale une seconde observation du professeur Forgue, réalisant une variété importante, mais différente de la première de ces tumeurs. Après avoir étudié l’observation en détail dans les points spéciaux qu’elle offre au point de vue clinique, nous considérons ces tumeurs dans leurs particularités anatomiques et étudions surtout leurs rapports avec les organes importants du cou qu'elles intéressent particulièrement. Nous montrons la nature habituelle de ces néoplasies, rarement simples, souvent associées à des tissus fibreux et adipeux, et les comparons ainsi aux tumeurs congénitales fréquentes dans la région du cou. Leur pathogénie semble s’éclairer à la faveur de ceite conception de tumeur embryonnaire et nous en discutons les points essenüiels. Enfin, au point de vue thérapeutique nous insistons sur l’intérêt qu'il y a à faire d'emblée, au début de l'intervention, le sacrifice du sterno-cléido-mastoïdien pour mener la dissection de ces néoplasies de bas en haut, suivant la technique réglée par M. le professeur Forgue, dans l’ablation des tumeurs cervicales.