CONSIDÉRATIONS D'ORDRE THÉRAPEUTIQUE
Les notions qui précèdent et surtout les caractères cliniques et anatomiques des fibro-angiomes du cou donnent à ces tumeurs des particularités importantes au point de vue de leur traitement. Ils se séparent naturellement des angiomes superficiels et à leur propos on ne pêut penser à l’électrolyse ou à l’ignipuncture.
Deux méthodes restent en présence : la radiumthérapie et l’extirpation. |
La radiumthérapie a à son actif de nombreux succès et de nombreuses observations concluantes sont publiées tous les jours. Mais le développement profond de ces tumeurs ne permet pas toujours l'introduction dans la tumeur du tube radifère. Aussi lextirpation détient actuellement le plus grand nombre d'indications et c'est sur elle que nous voulons insister.
Nous avons vu la technique opératoire de ces interventions si simplifiée par le sacrifice systématique du sterno-cléido-mastoïdien, qui est la caracléristique du procédé du professeur Forgue, que’ nous croyons utile: de souligner quelques particularités de cette intervention dans les angiomes profonds du cou. Les détails de la
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HOUPER technique’ ont été réglés par le professeur Forgue dans la thèse de Fadat (1910).
À la faveur d'une longue incision longeant le bord antérieur du sterno-mastoïdien et se prolongeant en haut jusqu’à la mastoïde s’il y a lieu, on dissèque rapidement les plans superficiels et on met à nu le muscle. On’ pralique une section transversale totale du sternomastoïdien à sa partie inférieure et le muscle étant saisi par une pince à abaissement on poursuit la dissection de la tumeur, de bas en haut, qui emporte avec elle le sterno-mastoïdien. Ainsi, d'emblée, le paquel vasculonerveux et en particulier la jugulaire sont repérés. Si l’angiome communique largement avec la veine (Obs. I) on la sectionne entre deux ligatures dans la zone d’abouchement et on continue par une dissection ascendante la libération de la tumeur jusqu'à son pôle supérieur.
Dans le cas de l'observation I, le plan de clivage
trouvé, la dissection f'ut très rapide et très simple. Il en sera ainsi dans les angiomes qui ne communiquent pas avec la veine ou qui lui sont reliés par de rares anastomoses.
On s’est rendu compte d’ailleurs, en examinant la pièce, que les rapports de la tumeur et du sterno-mastoïdien ne permettaient pas la conservation de ce muscle, et sa section d'emblée a grandement facilité l'extir- pation. D'ailleurs, le sacrifice du sterno-mastoïden ne s'accompagne d'aucune gêne fonctionnelle, ni d'aucune déformation, et il donne tellement de jour sur cette région délicate, qu'on comprend que l'auteur de cette méthode en ait systématisé l'application.