‹ Quelques Particularités Le Sur FémurChapitre 14 sur 33 · V. — FÉMURS DE FEMMES ADULTES MODERNES · texte numérisé non relu

V. — FÉMURS DE FEMMES ADULTES MODERNES

RG 31 — 23,5 14 DU. 6 = 06 22 10 RES POSER EAN) 30. 2430 — 80 11.6 22% — Be Gr M0) 710 1820200 01 — 00, — 0 122 02. 36067

Nous voyons d’après ces chiffres (négligeant les indices supérieurs à 100) que le maximum d’aplatissement est atteint par le fémur néolithique de Crécy- -en-Brie, dont l'indice — 56.4 (Tabl. 1), que d'autre part ce maximum est de 67, d'après nos recherches sur 120 fémurs modernes.

La platymérie Ant.-Post., est donc moins marquée sur ces derniers (nous l'avons dit au début) encore quelle soit relativement considérable si nous tenons compte que M. Manouvrier latient déjà pour très caractérisée entre 75 et 65, et que sur 120 fémurs nous en avons trouvé45 dont l'indice variait entre ces chiffres.

Platymèrie transversale. — Dans les tableaux T, IV et V nous avons négligé les indices supérieurs à 100,

dont la siguification est contraire de la platymérie

Es"

antéro-postérieure, car ils ne peuvent être tels qu’à la condition que le diamètre antéro-postérieur l’emporte

sur le diamètre transverse.

Fémurs parisiens anciens (St-Marcel) —32 — 2%5— 128 35 — 30 — 118 (Collection de la Faculté) Fémurs modernes — 31 — 23.5 — 132

Il nous faut maintenant revenir sur ces chiffres pour expliquer ce caractère inverse du précédent que M. Manouvrier avait rencontré lors de ses premières recherches, mais qu’il s'était borné à signaler sans l’interpréter, je veux parler d’un aplatissement à Diam. Ant.-Post. plus grand que le Diam. transverse et qui constitueletypedela platymèrie transversale. C’est dans un second mémoire, publié en 1893, que M. Manouvrier nous présente une solution de la question. Ayant calculé les indices de platymèrie de 56 fémursd’Andresy, et comparé ces indices à l'indice pilastrique de ces mêmes fémurs, 1l fut étonné de constater que contrairement à ce qu’il avait presque toujours rencontré, c’està-dire, proportionnalité entre les indices de platymèrie et pilastrique, ces indices devenaient, dans cette série,

inversement proportionnels, de telle sorte que les fé-

ra

murs les moins platymères, apparemment, étarent pourvus du pilastre le plus saiïllant.

Voici d’ailleurs le tableau qui indique le rapport des deux indices, dans la série d’Andresy.

Groupes Degré d'aplatissement Indice pilastrique IL 19 fémurs Platymérie accentuée 100,5 IL 18 — — faible 10% IH, 47 — nulle 110.3

M. Manouvrier attriouant la platymérie ct le pilastre à la même cause, se demanda comment cette mème cause pouvait produire tantôt des effets identiques, tantôt des effets contraires. Il étenditalors ses recherches à un plus grand nombre de fémurs et ne tarda pas à reconnaître que la contradiction était plus apparente que réelle, que l’accentuation du pilastre correspondait toujours à un degré proportionnel de platymèrie, mais que la même cause pouvait produire soit l’un ou l'autre type de platymérie pour coexister avec le pilastre, et qu'ainsi s’expliquait le fait constaté dans le tableau VI à savoir qu’à un degré nul de platymèrie correspondait un pilastre des plus saillants. Cela. ne voulait pas dire que les fémurs en question ne sont pas platymères, mais seulement, qu'ils ie sont dans un sens inverse du

précédent, c'est-à-dire, transversalement. Nous avons

4 A} trouvé sur des fémurs modernes ce même mode de platymérie.

D’après les recuerches de Ni. Manouvrier sur les fémurs préhistoriques lemaximum de platymèrie transversale est atteint par un fémur néolithique provenant

du Musée de Guéret, et dont les diamètres respectifs

sont © — 1%.

Fe

Description du fémur néolithique de Guéret. — L'aspect de ce fémur est vraiment caractéristique et mérite d’être décrit. Le 1/3 supérieur de la diaphyse est extrêmement aplati latéralement ; il présente deux faees, l’une interne, l’autre externe, et deux bords, l’un antérieur mousse, arrondi, qui n'est que la face antérieure extrêmement diminuée d’étendue, l’autre postérieur, constitué par la ligne àâpre qui ne se bifurque pas, et revêt l’aspect d’une crête dont les deux versants seraient les faces interne et externe. Il existe en outre, sur la face externe, un méplat ovalaire à grand diamètre vertical, sur lequel nous reviendrons en expliquant la cause de la platymèrie. Il résulte de ces modifications dans la forme de l’os que d’une part, dans le cas de platymérie antéropostérieure, le petit trochanter déborde le plan tangent à la face postérieure du fémur, tandis que dans la

platymèrie transversale, il est dépassé par le bord

postérieur ; — que d'autre part, si nous regardons de face un fémur platymère dans le sens Ant-.Post.,on ne voit pas le petit trochanter, surtout si la platymérie s’éten den dedans et en dehors, alors qu’il est tout entier visible et s'élève comme un gros tubercule sur la face externe de l'os dans le cas de platvmèrie transversale.

Cause de la platymérie. — La platymérie trouve son explication dans la variété des modes d'insertion

du muscle crural.

Rappelons les insertions de ce :nuscle sur un fémur non platymère. D’après M. P. Poirier (Quadriceps crural, 1888) le crural « s’insère par des fibres charnues à la face antérieure, à la face externe, aux bords interne et externe du fémur. En haut et en avant ses insertions sont généralement séparées de celles des vastes par ‘ne bande osseuse large de 5 à 10 millimêtres. Quelquefois cependant les insertions se rapprochent davantage ou deviennent contiguës. En dehors les insertions commencent un peu moins haut. Elles occupent toute la face externe de l’os et vont presque à la ligne âpre, au contact des insertions du vaste externe, le bord interne du fémur forme la limite des insertions du crural qui n’empiète que très rarement sur la face interne de l'os. »

D'autre part, la surface osseuse à laquelle corres-

ET

pond' un tel mode d'insertion: est régulièrement convexe et de largeur ne dépassant pas celle du ‘émur à sa partie moyenne. Or voyons comment la platymèrie transforme cette surface. |

Surface d'insertion du fémur dans la platymérie transversale. — Nous savons déjà, par la descriptionw que nous avons donnée d’un fémur platymère transversalement, que ceîte surface est réduite, en ce cas, à sa plus simple expression, puisqu’elle n'est plus qu’un: bord:

Surface d'insertion du crural dans la platymérte autéro-postérieure. — Ekxaminons, au contraire, le fémur néolithique de Nanteuil-le- Harduim, dont l’indice platymérique — 65 8. Le tiers supérieur de læ diaphyse est très aplali, et mesure 38 millimètres de largeur. Cette surface, à peine convexe, est limitée par deux bords, l’un interne, qui continue: la face interne, graduellement diminuée d’étendue depuis là partie moyenne de l'os, l’autre externe, résultant également d'un amincissement de ]# face externe, et constituant une lèvre très déjetée em dehors, large d'environ 7 millimètres, épaisse de 6 millimètres, paraissant résulter d’un étirement latéral de la face externe rendue malléable, et susceptible d’être ainsi modelée,

sur une longueur de près de 7 centimètres:

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