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deux faces, une postéro-interne, l’autre antéro-externe, et deux bords, l’antérieur mousse, arrondi, le postérieur, réduit à une ligue rugueuse. Ce bord postérieur est-il constitué par un pilastre o seulement par la ligne âpre, il est difficile de se prononcer, car nous n'avons pu examiner la section de ces os à leur partie moyenne, qui seule pourrait nous apprendre si los est très épaissi en arrière, ou s’il a partout Ja même épaisseur, bien qu'il soit certain que certains autres fémurs, également luxés, présentent ce pilastre. Ce que nous pouvons dire, c'est qu'il y a aplatissement de l'os, suivant le diamètre antéro- postérieur, que ces iémurs sont petits et frêles, qu'ils sont de plus, luxés congénitalement, ce qui laisse supposer ‘qu’ils ont été peu utilisés. Ces fémurs ne peuvent donc être considérés comme des fémurs de force, tandis que j’éta-
lirai volontiers une analogie entre eux et les fémurs néolithiques où modernes normalement platymères transversalement. |
Nous ne pouvons dire encore sous l'influence de quelle cause le pilastre reste postérieur dans ces luxations congénitales.
Dans le Musée, on observe cet aspect sur les numérus 743, luxation double
141 — gauche
748 — gauche
et enfin dans un cas de luxat on double donnée par M. le Professeur Verazuil et non cataloguée. Nous terminerons en disant que ces fémurs, à part l’un d'eux qui pourrait avoir eu de l’ostéomalacie, sont tous constitués par un tissu compact et ne révélant aucune trace de lésion osseuse.
En résumé, nous voyons qu’il existe deux sortes de platymérie. L’une antéro-postérieure, l’autre transversale, que l’une et l’autre sont vues aux différents modes d'insertion du muscle crural, en quoi nous sommes d'accord avec M. Manouvrier. Notre opinion étant contraire en ce qui concerne l'interprétation de ces deux variétés, l’une étant à notre avis l’indice de fémurs de force, l'autr: de fémurs faibles, ainsi que ce nous semble confirmé par l'examen des fémurs
observés au Musée Dupuytren.