‹ Quelques poèmesChapitre 14 sur 40 · LES MONTGOLFIER · texte numérisé non relu

LES MONTGOLFIER

Sur Tor grave du soir, cette grave statue S'érige, vigoureuse, et le bronze puissant Sur qui la majesté des ténèbres descend Semble élancé d'un vol superbe vers la nue

Debout, dans l'attitude héroïque d'un dieu, La main gauche étendue et la droite pendante, L'aîné des frères, plein d'une énergie ardente, Domine le ballon sous lequel poind le feu.

Le plus jeune, à genoux, tient la gerbe de paille Et, sur son front levé, comme en son cœur, tressaille L'espoir de voir bondir le ballon daiis le vent.

Lui, plein de force, a^ire aux voûtas étemelles, Il se gonfle et frémit comme un oiseau vivant, Et le silence autour de ce groupe est plein d'ailes.

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