‹ Quelques points de technique de la diathermo-coagulation du pôle supérieur de l'amygdale palatineChapitre 10 sur 26 · ONE UE · texte numérisé non relu

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cit), elle pourrait donc être blessée, au niveau de la partie haute de la tonsille. Citons encore la palatine supérieure qui envoie quelques rameaux à l’ogive des piliers. Quant à la tonsillaire « elle perfore tantôt directement la capsule fibreuse et se divise aussitôt en fines artérioles, tantôt elle chemine au contact de la capsule qu’elle ne perfore qu’après un trajet flexueux. Son calibre est très variable » (G. LAURENS). Elle pénètre généralement dans l’amygdale vers le haut du pôle inférieur et l’on ne trouve généralement « au tiers supérieur de l'organe que des vaisseaux négli geables ».

En résumé : il n’est pas impossible théoriquement qu’une coagulation profonde dirigée en arrière et en dehors de la partie supérieure de J’amygdale atteigne la carotide interne ou des vaisseaux de calibre suffisant à provoquer une hémorragie; dirigée franchement en arrière la coagulation peut encore comprendre la carotide interne ou la pharyngienne ascendante : capsule et surtout PILIER POSTÉRIEUR doivent étre respectés.

Les cryptes du pôle supérieur, et la série de cavités qu’il contribue à limiter avec les organes du voisinage, favorisent l'infection en vase clos; ce sont elles qu'il faut ouvrir largement par diathermo-coagulation du tissu lymphoïde.

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Dans sa forme classique le pôle supérieur, plus ou moins arrondi, continue la direction générale de l’amygdale, oblique en haut, en avant et légèrement en dedans, débordant légèrement, en position moyenne, le pilier antérieur, laissant visible la partie haute du pilier postérieur, et dans l’écartement des piliers, la portion de la face antéro-inférieure du voile qui forme le toit de la loge amygdalienne.

En avant il entre en rapport immédiat avec le sillon pré-amygdalien. En arrière, le sillon rétro-amygdahen et, en haut avec la fossette sus-amygdalienne profonde de 10 à 15 millimètres, limitée d’autre part par le pilier postérieur, le voile, le pilier antérieur.

Assez facilement accessible, peut-être moins souvent lésée, cette forme classique n’est pas pour nous la plus intéressante. Il en est de même, à fortiori, du pôle procident d’une amygdale pédiculée qui s'offre à la vue et aux électrodes; du pôle bas situé d’une amygdale en prolapsus. Il faudra cependant toujours se méfier de tissu lymphoïde caché, souvent plus important, au point de vue pathologique du moins, que le segment visible.

Au contraire un pôle supérieur enchatonné (souvent lésé) est d’un abord difficile, ainsi qu’une fonsille intra-vélique « qui peut être de dimensions plus grandes que la glande libre dans la cavité oropharyngienne » (MOURET).

En réalité la partie supérieure de l’amygdale est dun extrême polymorphisme. À côté de ces pôles supérieurs vrais, conglobés, en dôme, il existe des formes où le tissu lymphoïde est réticulé, disposé en îlots

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irréguliers de dimensions et de forme, « plus ou moins détachées de la masse amygdalienne principale » (SÉBILEAU). Adhérents ou non, parfois remaniés par des inflammations antérieures, ils sont plaqués sur les parois, remplissent les sillons pré et rétro-amygdaliens, la fossette sus-amygdalienne, le recessus palatin. Le tissu lymphoïde est compact, ou creusé de nombreuses cryptes, ou d’une seule grande cavité, peutêtre reliquat, comme le recessus palatin, de la deuxième fente branchiale entre le bourgeon tonsillaire primitif supérieur, soudé au repli triangulaire, ei le reste de l’amygdale.

Devant une telle variété de formes, pour éviter une intervention incomplète et inopérante, il faudra étudier méthodiquement le pôle supérieur à coaguler, se méfier du tissu lymphoide caché : écarter légèrement le pilier antérieur, mettre en évidence, dans la contraction du voile, à l’inspection et à la palpation médiate, la saillie amygdalienne intravélique, cathétériser les cryptes et les recessus. Il faudra ouvrir larsement ces derniers, se méfier des cryptes profondes, hautes, ou au contact immédiat de la paroi posté-

rieure du pilier antérieur.

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