‹ Quelques points de technique de la diathermo-coagulation du pôle supérieur de l'amygdale palatineChapitre 19 sur 26 · ER UE · texte numérisé non relu

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On peut faire exercer la traction sur le pilier par le malade lui-même, lé médecin se réservant l’électrode et l’abaisse-langue. L'ÉCARTEUR DE PILIER DE NOËL ARNOULD, dont nous nous sommes servi, inspiré de celui de BOURGEOIS, présente à l'extrémité d’une tige métallique analogue à celle d’un stylet porte-coton, une sorte de crochet en ébonite, large de près de 1 centimètre, arrondi et mousse, sa face concave ayant la forme d’une gorge étroite qui épousera la concavité du pilier. Au niveau de sa partie moyenne, le stylet porte, sur la face correspondant au côté concave, une chaînette de quelques centimètres. Après une bonne anesthésie, l'opérateur tenant l’abaisselangue de la main du nom du côté opposé à l’amygdale à traiter, le met en place. De l’autre maïn, il tient comme une plume à écrire le manche de l’écarteur en même temps que la chaïînette. Il pose la gorge de l'écarteur sur le pilier. Lâchant alors le manche, il garde la chaînette entre ses doigts en tirant en haut et cn dehors. Le mouvement est d’une extrême facilité. Il confie alors la chaînette au malade qui continue la traction dans la direction indiquée. En cas de pilier antérieur mou et peu saillant, il a peu de prise, mais lorsqu’on est en présence d’un pilier solide, d’une loge profonde, l’écarteur de Noël ARNOULD donne un jour considérable et met sous les yeux tout le pôle supérieur. La traction, exercée par le malade lui-même, reste modérée, sans danger de tiraillement.

Les autres procédés confient l’abaisse-langue au malade qui, dans la presque totalité des cas, s’en sert

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cerrectement ayant plutôt tendance à exagérer le mouvement de dépression plus qu’il n’est nécessaire.

UN DÉCOLEUR AMYGDALIEN constitue un très. bon écarteur de pilier pour la traction d’arrière en avant.

L’ÉCARTEUR DE PILIER DE J. LEMOINE pince, entre ses mors maintenus fermés, lé pilier antérieur à la place choisie. Il faut faire une large prise et agir avec grande douceur, car une trop forte traction sur un mince méso peut provoquer une perte de substance. Cet instrument a l’avantage d’être complètement solidaire du pilier.

Dans les cas où nous nous sommes vu obligé, pour mettre tout à fait en évidence le pôle supérieur, de confier un instrument au malade, nous avons employé le STYLET PORTE-COTON; instrument le plus simple et le plus maniable, posé et enlevé en un instant, tirant dans toutes les directions imaginables, il rend les plus grands services pour placer sous les yeux les lobules adhérents situés immédiatement derrière le pilier antérieur, et ceux qui sont profondément enchatonnés dans le voile.

Son emploi défie toute description : nous l’insinuons, en général, derrière la partie toute supérieure du pilier, au-dessus de la zone d’adhérence, ou entre deux adhérences, nous écartons en avant et en dehors pour coaguler la partie antérieure du pôle supérieur. Laissant le stylet en place, ou l’introduisant immédiatement sous l’ogive, nous exerçons une traction en haut, et, suivant les cas, en haut et en dehors, ou en haut et en dedans, pour réduire les lobules intravéliques. Pour exécuter cette dernière manœuvre au

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maximum, nous avons parfois eu avantage à couder légèrement le stylet à angle obtus près de son extrémité. Dans tous les cas nous avons serré soigneusement l’ouate de façon à ce qu’elle ne gêne aucunement la vue ou l’électrode et l’avons imbibé d’un peu de butelline.

En combinant tous les procédés que nous venons de signaler et en nous servant du porte-coton, nous avons, dans la presque totalité des cas, pu coaguler le pôle supérieur de la tonsille et a fortiori le reste de l'organe, en respectant l'intégrité de la loge. Dans quelques cas, un repli semilunaire mince et adhérent à la glande a du être coagulé au moins en partie, ce qui ne nous a pas paru présenter d’inconvénients.

Technique de la diathermo-coagulation d’un pôle supérieur complètement enchatonné à l’électrode dite bipolaire à deux pointes.

Il est difficile de préciser la définition d’une amygdale enchatonnée. Nous plaçant à un point de vue strictement pratique, nous dirons que c’est un organe que nous ne pouvons atteindre sous le contrôle de la vue à l’aide des techniques précédentes.

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Il y a peu de voiles amygdaliens qui ne puissent être écartés, et nous n’avons guère rencontré d’amygdales enchatonnées à ce point.

Dans ces cas la technique que nous avons suivie est celle de la discision habituelle de la loge à la faux.

Section du pli semi-lunaire,

Section du pilier antérieur,

Section du pli triangulaire,

Section de la paroi antéro-inférieure du recessus palatin, isolées ou combinées suivant les cas.

Ces sections étant douloureuses et provoquant une réaction bien connue, nous avons préféré exécuter toutes celles qui étaient utiles dès la première séance et n'avoir pas à y revenir.

Nous avons rejeté la section par coagulation, exsangue mais plus douloureuse dans les jours qui suivent. Nous nous sommes contenté de coaguler un lambeau flottant détaché par le faux, lorsqu'il y avait lieu. C’est ici que le bistouri diathermique, fonctionnant à l’aide de la lampe triode, à action coagulante et action mécanique bien différenciées, présenterait un avantage considérable unissant une plus grande indolence à l’absence d’hémorragie (BOURGEOIS, communication à la Société d’O. FR. L., janvier 1930).

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