‹ Quelques points de technique de la diathermo-coagulation du pôle supérieur de l'amygdale palatineChapitre 18 sur 26 · ee · texte numérisé non relu

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cie la traction de l’amygdale plus ou moins efficace selon les adhérences. De cette manière nous avons pu coaguler, sous le contrôle de la vue, de nombreux pôles supérieurs invisibles en position de repos, profondément enfoncés derrière le pilier et dans le voile,

Notons que, pendant le passage du courant, le patient doit continuer à contracter son voile, sinon l’ogive ou le corps des piliers reviennent brusquement se mettre en contact avec l’électrode, et sont coagulés. Cette coagulation reste toujours superficielle et sans danger, l’opérateur rompant immédiatement le circuit. Surtout, cet incident reste rare, chaque application de l’électrode ne durant que quelques secondes.

If, — L’ÉCARTEMENT DU PILIER ANTÉRIEUR ET LE DÉGAGE- MENT DU POLE SUPÉRIEUR SONT OBTENUS A L'AIDE D’INS-

TRUMENTS.

Il est des cas fréquents où la rotation en avant de la face interne de l’amygdale et l'élévation du voile sont minimes et s’exécutent mal. Lorsque, par le mouvement propre de l’oropharynx, l’écartement du pilier et le dégagement du pôle supérieur ne sont pas suffisants, que la traction à l’aide de l’électrode est peu efficace, on peut, s’aidant ou non de ces artifices, écarter le pilier en avant, l’ogive en haut avec quelque ins-

trument.

Le plus simple est L’ABAISSE-LANGUE ORDINAIRE COUDÉ, que l’on tient déjà dans la main. Il quitte le tiers antérieur de la langue, s'enfonce vers la partie postérieure, prend une position oblique de façon à ce qué, par

l'extrémité de son bord latéral ou par son angle arrondi, il appuie sur la partie basse de la loge amygdalienne, pressant légèrement en dehors et en avant la face postérieure du pilier antérieur. Cependant, sa face inférieure maintient la langue à distance du champ opératoire.

Cette manœuvre efface plus ou moins le pilier antérieur, ou bien le projette en avant ou en dehors, suffit parfois à l’éverser. Elle est surtout utile en cas de loge peu profonde, de piliers mous arrondis ou étroits, et dépressibles sans effort. Elle dégage alors souvent toute l’amygdale, pôle supérieur compris, lorsqu'il n’est pas trop haut situé, et met surtout bien en évidence la portion lymphoïde adhérente au pilier antérieur, l’éversion de ce dernier la présentant aux yeux de l’opérateur.

On a parfois avantage, en cas d’amygdale hypertrophiée à déprimer de l’angle de l’abaisse-langue, la face antérieure du pilier, faisant ainsi saillir l’amygdale de sa loge.

En cas de pilier solide, mal dépressible, large, de loge profonde,ces manœuvres ne suffisent pas. Elles ne peuvent mettre en évidence un pôle haut situé et adhérent au voile.

b) Lorsque les méthodes précédentes se sont montrées inefficaces, nous sommes obligé de prendre un instrument spécial pour écarter le pilier. Nous nous sommes servi de façon courante de L’ABAISSE-LANGUE ÉLECTRODE DE WEILL,

C'est un abaisse-langue métallique qui peut servir

d’électrode indifférente dans ia méthode monopolaire. A l’un des angles (droit ou gauche) s'élève verticalement une tige qui se recourbe deux fois à angles droits arrondis et redescend verticalement pour se terminer par une extrémité mousse et libre. C’est cet onglet latéral, haut d’un centimètre environ, qui, glissé derrière le pilier, lui sert d’écarteur, la langue étant maintenue à distance. Si l’abaisse-langue est tenu horizontal, l'onglet vertical ne découvre guère que la partie moyenne ou le pôle inférieur de l’amygdale; mais en introduisant obliquement la partie supérieure de l’onglet derrière le pilier, pour le tirer en avant et en dehors, ou pour soulever en haut et en dehors ses insertions supérieures au niveau de l’ogive, on découvre entièrement maints pôles supérieurs.

En faisant varier légèrement la position de cet appareil, on peut mettre en évidence les diverses parties de l’organe. Il fait découvrir facilement, au fond d’une perte de substance déjà coagulée, des granulations intra-véliques même profondes (un centimètre et plus) que l’on atteint facilement en maintenant l’ogive soulevée et en priant le malade de défléchir la tête. C’est un instrument simple et très maniable, permettant de conserver toute la douceur voulue; son principal mérite à nos yeux est d’agir en même temps sur la langue et sur le pilier; une main tient l’électrode, l’autre l’instrument de Weill. Lorsque ce dernier ne suffit pas à dégager tout le pôle supérieur, notamment, chez certains sujets, la région adhérente à la face postérieure du pilier, il faut employer trois instruments dont l’un doit être tenu par le malade.

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