INTRODUCTION
Les déformations des membres inférieurs sont parmi les manifestations les plus fréquentes du rachitisme ; ce sont en outre celles sur qui le traitement a l’action la plus apparente. Il peut les prévenir : c’est le traite-
ment prophylactique. Il peut les empêcher de s’accroître,
les diminuer ou les faire rétrocéder lorsqu'elles se sont
produites, c’est le traitement médical. Enfin, lorsqu'elles sont irrémédiables et très marquées, un bon traitement chirurgical peut encore les corriger.
Nous ne pouvons avoir en vue dans cette courte étude, le traitement complet du rachitisme, aussi nous ne ferons qu'insister sur certains points de thérapeutique, qui d’ailleurs, à notre avis, peuvent à eux seuls constituer un traitement complet.
Nous ne ferons que citer le traitement prophylactique. Son importance est admise par tous, ses indications et sa technique sont parfaitement réglées, et nous ne pouvons avoir la prétention d'y ajouter quoi que ce soit.
Nous ne parlerons pas du redressement par appareil, n’en ayant nulle expérience, et nous passerons sous silence le traitement médicamenteux, pensant que sans
lui les rachitiques peuvent guérir, à condition de séjour-
De QU
ner longtemps au bord de la mer dans des conditions d'hygiène parfaite.
Elève de Berck, nous insisterons sur le traitement médical par la thalassothérapie dont on ne peut détacher l'héliothérapie. Pour beaucoup d’auteurs, ce sont là les agents les plus actifs du traitement du rachitisme.
Successivement nous verrons quelle est l’action du climat marin, quelles doivent être l'hygiène et la vie du rachitique au bord de la mer, enfin quels sont les divers climats correspondant aux diverses classes de malades.
Très souvent, le simple séjour en climat marin amène la disparition ou l’atténuation des déformations rachitiques. En effet « quand la maladie est dans son état, dit J.-L. Petit, l’art a moins de part à sa guérison que la nature », Cependant celle-ci se dérobe parfois à son rôle curateur et l’on voit des rachitiques âgés porteurs de déformations marquées, gênantes et irrémédiables. Le traitement médical ne peut leur être d'aucun secours : son moment est passé et c'est à la chirurgie que revient le droit et le devoir de les traiter.
Nous discuterons plusieurs points importants du traitement chirurgical.
À qui doit-il s'adresser ?
À quel moment doit-il intervenir ?
Nous poserons les indications opératoires que l’on peut tirer de l’âge du malade, de la clinique et de la radiographie.
L'acte opératoire étant indiqué , quel doit-il être?