‹ Quelques questions de chasse; deuxième sérieChapitre 12 sur 15 · LES CHIENS ENRAGÉS · texte numérisé non relu

LES CHIENS ENRAGÉS

<c Toutes les indemnités du monde ne me rendront pas mon enfant î » s'écriait-elle en pleurant.

Aussi, pour mon propre compte, je n'admets plus que le chien de chasse et ne comprends ses services qu'au bois ou en plaine. Passe pour une heure de repos devant le feu au retour de la journée si le temps a été mauvais; mais, à tout autre moment, il faut que les chiens soient au chenil.

C'est encore cette crainte de la rage qui me fait condamner la mode actuelle de promener des molosses qui encombrent, les trottoirs et bousculent les passants, quand ils n'entraînent pas leurs propres maîtres dans des chutes inattendues.

Aimons nos vieux compagnons de chasse, mais n'oublions pas le mal affreux que peut causer l'imprévoyance. Mieux vaut encore sacrifier un chien que de risquer la vie d'un individu; c'est du moins l'avis des législateurs qui ont fait la loi de 1881, et ils ont eu raison.

Page 1