‹ Quelques recherches sur la chaleur spécifiqueChapitre 4 sur 5 · PREMIÈRE SÉRIE D'EXPERIENCES · texte numérisé non relu

PREMIÈRE SÉRIE D'EXPERIENCES

Refroidissement de 15° à 5° cent.

Substances. Poids.

Cuivre (5 expériences) gr. 7,549 Etain (3 exp.) .... 9,024

Cobalt (3 exp.) . . . 8,969

Sélénium (4 exp.) . . 7,658

Cadmium (4 exp.) . . 10,540 Molybdène (2 exp.) . . 6,862

Duree du refroidissement. Chai, spàcif.

On a trouvé au moyen des expériences faites sur le cuivre et sur Tétain , dont les chaleurs spécifiques étaient connues 1 , MC= 0,280. On s'est servi de cette valeur de MC pour calculer les valeurs de c.

Les nombres qui expriment la durée du refroidissement sont les résultats moyens de deux expériences, au moins, faites sur chaque substance. Lorsque deux expériences ont donné des résultats qui différaient de moins de deux secondes, on s'en est contenté ; on en a fait un plus grand nombre quand il y avait entre les deux premières expériences une différence plus grande que deux secondes. Toutefois les différences les plus grandes n'ont jamais été supérieures à 20" .

1 On a pris pour chaleur spécifique du cuivre 0,095, et pour celle de î’étain 0,0514.

2mc SÉRIE D’EXPÉRIENCES.

Refroidissement de 15° à 5° Cent.

Substances.

Poids,

Duree

du

Chaleur spécifique

refroidissement.

Cuivre. ......

Sulfure d’antimoine .

Sulfure de fer . . .

Sulfure de molybdène

Sulfure de mercure .

Acide arsénieux blanc

Acide arsénieux vitré

Dans la série d’expériences qui précède, on a calculé la valeur de MC en déterminant le poids exact de la sphère d’or, qui était de 3,042 gr., celui du verre de la partie du thermomètre comprise dans la sphère, qui était de 0,533 gr., et celui du mercure renfermé dans la boule du thermomètre, qui était de 0,363. gr. — On a trouvé MC = 0,20 en prenant pour la chaleur spécifique de Yor 0,03, pour celle du mercure 0,033, pour celle du verre 0,18.

3me SÉRIE D’EXPÉRIENCES.

Refroidissement de 15° à 6°,25 cent.

Duree

Substances. Poids. du

jrefroîdissemen t

Cuivre. . . . 7^,549 848"

Tungstène . . 14,728 658"

Charbon. . . 3,196 670"

Chaleur spécifique.

Dans cette série d’expériences, on a eu encore MC — 0,2, ou, plus exactement, égal à 0,1933.

Toutes les expériences qui précèdent ont été faites avec des substances qu’on a cherché à se procurer dans leur état de plus grande pureté ; le cobalt, le molybdène et le tungstène ont

été préparés par la réduction de leur oxide au moyen de l’hydrogène. On a obtenu le charbon en faisant calciner du sucre dans un vase clos.

Note G. - — Détermination de la chaleur spécifique de

quelques corps liquides .

Les expériences relatives aux liquides ont été faites avec un cylindre de platine qui pesait 4,775gr. La boule d’un thermomètre sensible était placée au milieu de la hauteur du cylindre, et la tige de ce thermomètre en traversait à frottement juste la partie supérieure. - — Quand le cylindre était rempli du liquide à éprouver, on pouvait le fermer hermétiquement de manière que , meme dans le vide , aucune portion du liquide ne put

sortir de l’enveloppe qui le contenait.

On a commencé par observer plusieurs fois la vitesse du refroidissement quand le cylindre était rempli d eau distillée ; d en renfermait , à la température de 10°, 4,527 gr., de sorte que la formule

ç = (MC+/>' cr) A —MC

devenait, en prenant 0,0314 pour la chaleur spécifique du platine et en rapportant les chaleurs spécifiques a celle de l’eau prise pour unité,

Voici le tableau des chaleurs spécifiques de quelques substances, que nous avons obtenues de cette manière :

Substances .

Chai, spécif.

Quantité en poids de chaque liquide renfermée

Eau .

dans le vase cylindrique'.

Alcool .

Ether sulfurique. . . .

Huile de naphte ....

Huile d’olive .

Essence de térébenthine

Hydrogène carboné ( liquide de Faradey). .

Acide sulfurique ....

Carbure de soufre . . .

Brome .

Mercure .......

Quoique déterminés avec soin, ies résultats qui précèdent ne nous inspirent pas une entière confiance, à cause de l’influence que peut avoir, sur la vitesse de refroidissement, non pas seulement la chaleur spécifique de chaque liquide, mais aussi la facilite plus ou moins grande avec laquelle les courans dus à des différences de température peuvent y circuler. Cette facilité doit, en effet, varier avec la viscosité de chaque liquide; cependant elle ne contribue que pour une faible partie à l’effet observé.

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