REC PRE
travail, publié en 1897 dans l’Apothecer Zeitung, n’a été signalé dans aucun journal français, tout au moins à ma connaissance. Quoi qu'il en soit, ces auteurs, après avoir reproché au procédé de RANWEZ la lenteur de l’évaporation des dernières traces d'’éther, proposent une modification qui offre une certaine analogie avec celle que nous venons d'indiquer, Eux aussi suppriment l'huile d'olive, qu'ils jugent inutile, et distillent au bain-marie la solution éthérée d'essence; mais, lorsqu'il ne reste plus dans le matras que 10 à 15 centimètres cubes de liqueur, ils retirent du bain-marie et achèvent l’évaporation de l’éther d’une facon tout à fait différente: ils indiquent d'adapter au matras un bouchon à deux orifices; dans l’un, on introduit un tube, très court relié à la trompe à eau, dans l’autre un tube pénétrant presque jusqu’au niveau de l’éther-et relié à un tube à dessicaton de 40 centimètres de longueur, de 1 centimètre et demi de diamètre et rempli aux trois-quarts de Cacl? et au quart de KOH fondue. Lorsqu'on fait marcher la trompe à eau, il arrive sur Ja couche d’éther un courant d’air violent et sec; l’évaporation est tellement rapide et le refroidissement produit si intense que la température tombe au-dessous de 0°, ce que l’on reconnaît au. revêtement de glace qui se forme à l'extérieur du matras; ce refroidissement évite, d’après les auteurs, toute perte en essence. Lorsque tout l’éther s’est évaporé, l’air qui pénètre dans le matras fait fondre la glace et il faut arrêter l’action de la trompe à eau quand cette dernière a presque complètement disparu. On sèche alors soigneusement avec un linge et on pèse, Pour mieux suivre l'opération, il faut attacher le matras de telle sorte qu'il pende librement et ne repose pas sur la table.
J'ai expérimenté ce procédé en partant de poids connus d’essences diverses (essences de canneile, menthe, néroli) et j'ai observé qu'il donne des résultats exacts à 1 ou 2 p. 100 près. Cependant, il présente l'inconvénient d'exiger une trompe à eau; on ne pourrait, en effet, réaliser un courant d’air suffisamment violent par simple écoulement d’eau entre deux flacons. Pour cette raison, je préfère la modification que j'ai proposée, puisqu’elle est plus facilement réalisable dans une officine moyennement outillée.
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