INFLUENCE DU SEXE
Si tous les auteurs sont d’accord sur l’influence de l’âge, il n’en est pas de même pour celle du sexe. Certains admettant la fréquence plus grande de l’érythème noueux chez les filles, d’autres montrant que les 2 sexes sont également atteints, GuEissaz, à Lausanne, trouve trois fois plus de filles que de garçons. Mais il faut distinguer l’érythème de l’adulte de celui de l’enfant. Jusqu’à la puberté, il n’y a pas de différence. PauLoucH, dans sa thèse (Paris, 1901) cite
36 filles et 32 garçons ; LESNE, Boquien et P. GUILLAIN sur 37 enfants trouvent 20 garçons et 17 filles.
Dans les observations d’érythème noueux familial que nous rapportons, nous n’avons jamais noté que les fillettes soient atteintes à l’exclusion de leur frère. Nous avons également relevé des épidémies Dee les collectivités de garçonnets et de fillettes.
Cependant après la puberté, il est possible que les femmes soient plus sensibles. MALLET dans sa Thèse (Paris, 1938) signale qu'après ce moment, on trouve un plus grand nombre de cas chez la femme.