‹ Quelques réflexions à propos de l'érythème noueux familialChapitre 38 sur 39 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Ces quelques réflexions à propos des formes familiales et épidémiques de l’érythème noueux écartent l’idée d’une maladie autonome.

19 a) La notion presque constante du contact d’un enfant, jusque-là bien portant, avec un sujet tuberculeux bacillifère dans les semaines ou les mois qui précèdent l’apparition de la dermopathie ;

b) Les circonstances étiologiques, telles que l’âge, la saison, que l’on retrouve également dans d’autres manifestations tuberculeuses ;

c) Le virage de négatif à positif des réactions de PIRQUET et de MANTOUXx, contemporain de l’éruption ;

d) La présence du bacille de Koch dans le nodule, le sang, et le liquide gastrique ;

e) La coexistence des signes radiologiques de primoinfection ;

Tout cela nous incite à conclure que l’érythème noueux familial ou épidémique de l'enfant est une manifestation du stade primaire de la tuberculose.

20 La lésion si spéciale que constitue la nouure est provoquée par le passage du bacille tuberculeux dans le sang d’un sujet prédisposé.

30 L'’érythème noueux ne peut être considéré comme l'indice d’une évolution tuberculeuse ultérieure bénigne son pronostic n'étant pas différent de celui des autres formes de primo-infection.

49 Ce pronostic lointain peut être heureusement modi-

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fié par la mise en œuvre du traitement général de la tuberculose. Ce qui montre tout l'intérêt pratique de ne pas identifier l’érythème noueux à un épisode morbide passager, mais de le considérer comme la première manifestation clinique d’une maladie chronique et le plus souvent encore curable à ce stade : la tuberculose.

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Le Doyen, Le Président de la Thèse, TIFFENEAU. Robert DEBRÉ.

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