‹ Quelques réflexions à propos de l'érythème noueux familialChapitre 37 sur 39 · LES CONSÉQUENCES PRATIQUES · texte numérisé non relu

LES CONSÉQUENCES PRATIQUES

L’érythème noueux est donc un avertissement qui ne doit pas être traité à la légère. Il a peut être cet avantage de mettre en évidence une primo-infection et de permettre un traitement précoce, ce qui explique les heureuses évolutions citées par certains auteurs.

Il est nécessaire en présence d’un érythème noueux de l’enfant de rechercher d’abord le sujet contaminant. Toute surinfection chez ce jeune sujet sensibilisé peut avoir de graves conséquences. Il est en général facile de le dépister, car c’est le plus souvent une personne de l’entourage immédiat du petit malade.

Au cours de l’évolution et après la disparition de la période fébrile, ces enfants doivent être traités comme tous les malades relevant de tuberculose et isolés pour leur éviter de contracter les fièvres éruptives de l’enfance, particulièrement graves chez eux.

La radiographie pulmonaire sera pratiquée au moment de l’éruption et répétée dans les mois qui suivent, pour surveiller l’apparition et la régression des ombres pathologiques.

La convalescence de ces petits malades doit être particulièrement surveillée pour éviter toute imprudence susceptible de réveiller l'infection tuberculeuse (refroidissement, insolation).

Ces enfants doivent être mis dans de bonnes conditions d'hygiène. M. GERMAIN BLECHMANN conseille de les envoyer d’abord dans une région de climat analogue à celui qu'ils habitent, puis en moyenne altitude et seulement au bout de plusieurs mois en haute altitude.

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Ils sont ainsi écartés de la vie commune pendant 6 mois ou mieux un an, même si aucun symptôme anormal ne survient.

En appliquant ces quelques directives, le pronostic lointain pourra être envisagé plus favorablement ainsi que le constate dans uneét ude sur le pronostic éloigné de l’érythème noueux, MM. LESNÉ, BoQuIEN et P. GUILLAIN :

Il est fort possible que la règle instituée chez tous nos malades, de les isoler de leur milieu infectant et de les envoyer passer quelques mois dans un climat favorable, climat marin tempéré ou montagne, ait contribué pour une certaine part à la bénignité des suites de l'affection chez ceux de nos sujets que nous avons pu suivre.

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