‹ Quelques Réflexions sur la Rachianesthésie Basse d'après 8123 observations recueillies à l'Hôpital Sadiki de TunisChapitre 18 sur 18 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° 8.123 rachianesthésies ont été pratiquées à l’hôpital Sadiki de 1918 à 1932 inclus et ceci pour des interventions exclusivement réservées à la région sous-ombilicale du corps.

2% La simplicité de la méthode, lexcellence des résultats obtenus, le peu d'accidents observés font de nous un partisan convaincu de la rachianesthésie.

3° Nous n’avons fait aucun choix, ni essayé d’éviter les malades graves ou âgés. Nous n'avons pas employé la rachianesthésie que chez les malades âgés de moins de seize ans et chez les pusillanimes qui ont réclamé l’anesthésie générale.

4° La mortalité immédiate n’est pas plus grande que celle des anesthésies générales et l’étude de la mortalité tardive s’est montrée nettement en faveui: de la rachianesthésie.

9° Quant aux petits incidents et en particulier la céphalée qui, quoique rare, est la plus communément observée, nous nous sommes rendu compte qu’elle était facile à faire disparaître.

Nous tenons à faire remarquer à ce sujet qu'après avoir employé la caféine, nous nous sommes rallié à la méthode de LERICHE, méthode efficace mais qui donne néanmoins des ratées. Ayant eu alors l’idée

de remplacer l’eau distillée par le sérum physiologique d’abord, puis par le sérum salé hypertonique, nous avons pu nous rendre compte que ce dernier donnait des résultats aussi bons, sinon meilleurs.

Ce sera là encore un titre de gloire à ajouter au chlorure de sodium, pour le réhabiliter dans son emploi en chirurgie.

Ceci tendrait à prouver que toutes les théories pathogéniques invoquées peuvent être mises en défaut.

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