DE LA FACULTE D’ALGER ET DE L’HOPITAL DE MUSTAPHA
En témoignage de toute notre reconnaissance.
Notre travail est basé sur 8.123 rachianesthésies pratiquées toutes, pour des interventions s’adressant à des organes situés au-dessous d’une ligne horizontale passant par l’ombilic. La piqûre a toujours été faite dans la région lombaire et la diffusion du liquide anesthétique en hauteur, n’a jamais été recherchée, par quelque moyen que ce soit.
Nous n’aurons donc en vüe dans ce travail, et nous tenons à le spécifier dès le début, que l’anesthésie lombaire, la seule en laquelle nous ayions confiance.
Nommé interne dans l'important service chirurgical de hôpital Sadiki qui compte environ 300 lits, nous avons été frappé de voir combien la rachianesthésie lombaire y était fréquemment employée (8.123 cas, sur plus de 30.000 interventions pratiquées de 1918 à 1932 inclus, soit une proportion d’environ 28 %).
Notre étonnement a été d'autant plus grand, que durant nos études, nous n’avions vu employer cette méthode qu’exceptionnellement, dans des cas bien déterminés, avec un luxe inoui de détails et de précautions; à tel point que nous en avions gardé le souvenir d’une méthode, que nous pourrions qualifier de compliquée, pour ne pas dire à la fois inélégante et dangereuse.
Or, cette rachianesthésie, considérée comme si
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dangereuse, nous la voyons pratiquer chaque matin quatre ou cinq fois, par les auxiliaires médicaux et les infirmiers de la salle d'opération. Nous avons interrogé notre Maître, le docteur BRUN, à ce sujet et lui avons fait part de notre surprise. Voici, en substance, ce qu’il nous a répondu: « Comme vous, j’ai
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