‹ Quelques réflexions sur le Bureau de santé et sur l'assainissement de Montréal [microforme]Chapitre 6 sur 6 · MT" PR · texte numérisé non relu

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lo En l'état actuel, le Bureau de Santé de Montréal ne rend pas ä la Salubrité publique tous les services qu'on est en droit d’en attendre parce qu’il n’a pas les éléments qui Jui sont indispensables pour assurer son bon fonctionnement.

20 Le chiffre élevé de notre mortalité doit être imputé à l'insalubrité de notre ville.

En effet, notre chiffre Lie mortalité y est plus considérable qu'ailleurs ; et cela se conçoit par l’incurie où se tours notre

hygiène municipale.

..." Pour remédier à cette évidence tragi- . que il faut les efforts assidus d’une bonne hygiène ; il faut par conséquent une réor-

ganisation de notre Bureau de Sanié ; il faut un Bureau de Santé qui prenne l’initiative et reçoive de l'autorité municipale. tout le renfort possible ; il faut par conséquent des hommes spéciaux et dévoués qui se constituent les conseillers de l’autorité municipale ; il faut que ces voix auo-

__. risées soient écoutées dans leur intérprè-

tation scientifique pour assurer le succès de cette œuvre humanitaire.

Jusqu’aujourd’hui on a voulu user de mesquinerie en faveur de l'hygiène, sans duute parce qu'on n’en connaissait pas la valeur et surtout les tristes conséquences.

On a fermé l'oreille pour ne pas entendre la voix des villes qui marchent avec le progrés sanitaire dire un fait si indéniable :

‘ Toute dépense faite au nom de l’hygiène est une économie, car ie gaspillage de la vie humaine est le plus ruineux de tous.”

En réclamant pour l4 ville de Montréal ane distribution généreuse d'air, de lumière et d’eau,‘ ces éléments de vie auxquelles chacun a un droit”’(Queirel}, je ne fais qu’exercer mon droit de citoyen.

En terminant, je veux arrêter la pensée du lecteur sur ce point capital : la réorganisation du Bureau de Santé sur les bases ‘que j'ai émises dans la première partie de ce travail,

On objectera sans doute qu’un tel Bu.

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reau nécessiterait de trop fortes dépen- ses pour son entretien. Pour rétrrquer l'argument je n’ai qu’à rappeler l’épidé.

mie de 1885 qui a couté des millions depiastres à notre ville et à ses habitants, sans compter les milliers de vies. Le revenu de ces capitaux serait plus que suffisant pour payer tout un personnel de Bureau de Santé.

On use de mesquinerie pour l’hygiène.

Agit-on ainsi quand notre personnalité souffre de maladie ? Il n’y a pas d'argent qu'on ne puisse donner, de sacrifices de toutes sortes qu'on ne puisse faire pour reconquérir ce bien précieux, la santé.

Maintenant, entre nous, savez-vous qu’elle est surtout le rôle noble et estimable entre tous de l’hygiène ? L’hygiéne (horresco referens), l'HYGIÈNE préserve de la médecine et des médecins.

Gloire à elle ! |

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