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plushaut degré d’éveiller la sollicitude de l'hygiène municipale.
Je ne puis faire mieux ici, pour vous donner une idée des ruses de l’industrie moderne, que de citer ce qu'écrivait notre distirgué Collègue de la Société d'Hygiène, monsieur C. A. Pfister :
# C’est surtout l’ouvrier, le petit mar- Chand, l'employé, le petit propriétaire, le ‘paysan, le peuple enfin qui souffre de cet état de choses. C'est lui qui consomme en guise de thé les feuilles de prunier colorées avec du bleu de prusse ; c’est lui
qui boît en guise de café de la chicorée fabriquée elle-même avec de la sciure du bois. C'est encore lui qui croît prendre du chocolat en absorbant de la dextrine.
Pauvre berné, il s’imagine, en croquant de petits harengs conservés dans l’huile de graine de coton, manger des sardines à Thuile d'olive. Il poivre avec des poussières étranges la viande qu'il a fait cuire dans des vases é/amés avec du plomb. Il achète des confitures fabriquées avec de la gelée d'algues ou de fucus, sucrées avec de la glucose puis parfumées avec de la nitrobenzine. Son vinaigre ne doit sa force et sa conservation qu’à l'acide sul-
furique qu’il contient, et cet acide sulfurique renferme invariablement de l'acide arsénique. Le pain blanc, qu'il croit payer ‘bon marché, a été fabriqué avec des farines avariées auxquelles Palun a redonné du ton et du corps.
“ Nous pourrions wmnltintier ces faits à l'infini, mais là n’est pas notre but: Nous ne voulons que faire ressortir ce côté fàcheux de l’état de choses dont nous parlons : ce sont préci..ment les travailleurs, ceux que le labeur absorbe et réclame toute la journée, qui pâtissent par dessus:
tout. Ils achètent au jour le jour et n'ont.
ni le temps, ni les moyens de. vérifier la.
valeur des denrées.”
Guidé par le désir .de répandre un peu:
de lumière sur les causes de là mortalité de Montréal, j'ai essayé de démontrer les imperfections et. les lacunes de notre organisation d'hygiène municipale. : J'ai dit nettement ce qui est utile au public de savoir et ce qui lui est dangereux d'ignorer, prenant en cela résolument les.
intérêts sanitaires de Montréal.
En résumé je dirai :