TRÈS HONORÉ MAITRE
Au moment où Tidée me vient de réunir ces études diverses se rattachant toutes à un objet commun : l'introduction de quelques réformes pratiques dans nos écoles, comment ne songerais-je pas naturellement à les placer sous votre éminent patronage?
Ainsi que tous les Français de ma génération, je suis frappé de la part immense que vous avez prisé à cette œuvre de relèvement intellectuel inscrite, depuis nombre d'années, parmi nos voeux les plus chers et à laquelle vous avez su donner sa forme définitive.
Soutenu par de fréquents témoignages de votre
bienveillance, si j*ai pu proposer et faire adopter quelques mesures utiles, c*est grâce à vos inspirations, à votre appui, à votre autorité.
Homme de doctrine et de détails à la fois, ne séparant jamais la théorie de l'application, vous voudrez bien, je Tespère, continuera prêter quel(}ue intérêt à ces travaux dont le plus ^rand mérite est d*avoir été conçus presque sous vos yeux, d'avoir été sans cesse éclairés d'un reflet de votre pensée, et de constituer quelques anneaux de cette vaste chaîne de transformations et de progrès d*où sortiront la grandeur et le rajeunissement de notre pays.
C'est avec un sentiment de fierté patriotique que j'inscris sur la première page de ce volume le nom de celui qui a fondé et organisé l'enseignement primaire à Paris.
Agréez, très cher maître, avec l'expression de ma reconnaissance, l'assurance de mon afi*ection et de mon respect.
Julien Hayem.
Le 25 décembre 1881.