RAGOUT DE VEAU
Pain,5kilog.à0fr.381ekilog 1 90
Beurre, 250 grammes à 3 fr. le kilog. . . » 75
Graisse, 250 grammes à Ifr. 60 le kilog. » 40
LéfiTumes m 40
Viandej'vêau),3«câtég.*,8kii.'àVfr!60V. 12 80
Lard , 4Û0 grammes à 1 fr . 50 le kilog ... » 60
Pommes de terre, 1 boisseau > 75
Sel et poivre » 10
Charbon,6kiL500gr.à4fr.801esl00kil. » 30
Total de la Dépense par semaine 75
— — -i. PAR JOUR «...é 16
Il en sera, en outre, déposé un exemplaire dans chacun des établissements scolaires, écoles primaires ou salles d'asile soumis à l'inspection médicale.
Fait à Paris le 30 juillet 1879.
F. Herold.
plusieurs raisons : la première, c'est que les marmites plongeantes pour offrir une solidité durable auraient besoin d'être en cuivre étamé au dedans, et à panache pour que l'on pût à un moment donné les' sortir du foyer lorsqu'elles sont presque vides, et de telles pièces de chaudronnerie reviennent fort cher et ont besoin pour l'étamage surtout d'une grande surveillance et d'un grand entretien ; la deuxième raison, c'est que les marmites plongeantes, si on les faisait en fonte risqueraient d'éclater à un feu trop incandescent de coke; enfln, c'est aussi que le système des marmites plongeantes occupe une très grande place dans le fourneau au détriment des fours et étuves qui ne pourraient se doubler A.
Un bain-marie avec robinet pour l'eau chaude complète ledit fourneau. Pour 350 à 400 enfants les fourneaux ont été établis de 1™,60 de large sur O™,?! de profondeur. Il y a également deux fours et deux étuves et un bain-marie.
Enfin pour les asiles et pour les écoles ayant un petit nombre d*enfants un fourneau de 1 mètre plus 0™,70 est très suffisant. Dans ce dernier appareil il n'y a plus alors qu'un four et qu'une étuve, mais toujours un bain-marie pour l'eau chaude.
Le service des cantines ne se fait dans aucune école ou aucun asile de l'arrondissement par le concierge. Ce sont des cantinières ou cantiniers spéciaux qui en sont chargés. Il est à désirer, et je crois que c'est ce qui se pratique, que les dits cantiniers n'aient qu'à faire cuire ou réchauffer les divers aliments, et que la Mairie fournisse la viande et les légumes donnés chaque jour. Les portions se répartissent également par enfant. Pour la quantité de viande à fournir, le maire n'a donc qu'à savoir le nombre des enfants participant à la nourriture commune. — Si la viande et les légumes venaient à être fournis par un cantinier adjudicataire, il est évident que malgré toute la sui*veillance que pourrait y apporter l'administration, l'adjudicataire, pour augmenter son bénéfice ou pour arriver à gagner sa vie, se verrait entraîné à donner des morceaux de moins bonne qualité, ce qui serait déplorable pour la santé des jeunes enfants.
Dans deux écoles où une pièce existait entre le préau couvert
des filles et celui des garçons, rue Saint-François de Sales et bo.ilevard de l'Hôpital, la cantine est commune, c'est-à-dire la nourriture s'y fait en commun pour les garçons et les filles, mais elle se distribue par des guichets ouverts sur chacun des préaux.
Dans les écoles où il n'y avait pas de pièce qu*on pût disposer commodément pour servir de cantine, on a construit un cloisonnement dans une des travées du préau et le fourneau y a été installé. Mais il est toujours difficile et quelquefois presque impossible d'établir des cantines après coup ; car il faut la plupart du temps adosser au mur des tuyaux pour les fourneaux (on n'en trouve presque jamais en attente), et souvent alors ces tuyaux arrivent à traverser des pièces soit dans les appartements des directeurs, soit dans de belles classes qu'ils déparent.
On devra donc, pour l'avenir, prévoir toujours dans les constructions neuves, l'établissement d'une cantine.