‹ Quelques remarques sur le Mémoire appuyant la demande d'une école normale dans la ville des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 5 sur 9 · PS · texte numérisé non relu

PS

la maison était abondamment pourvue de tout ce qui est nécessaire à l'enseignement normal de première classe,

Je puis affirmer que c'est beaucoup moins que coûte chaque éieve dans les collèges classiques. D'après le Rapport de 1879, les dépenses de ces maisons s’élevaient à $8268,617. Mais il ne faut pas oublier que ce chiffre représente seulement ce qui est immédiatement déboursé pour les élèves—nourriture, chauffage, luminaire, etc.—On n'y inclut pas tout ce qui est consacré à l'enseignement, or la différence est très grande, Quoique les revenus soient en général indiqués comme égaux aux dépenses, les collèges ont une dette collective de 8499,338, laquelle n'était que de $120,456 en 1857.

Je puis citer une preuve directe, Dans le Rapport de 1871, les dépenses du Petit Séminaire de Québec ne sont portées qu'à 822,000. Or je me suis assuré qu'elles s'élèvent à plus haut.

Il faut se rappeler que tous les revenus du Séminaire sont consacrés à payer les dépenses de l'Université et des deux séminaires--le grand et le petit. Or la dépense de ceux-ci est au moins de 868,000. Supposant 400 pensionnaires—nombre plutôt fort que faible—on trouve que chaque pensionnaire coûte en réalité $170.

Ou pourra nous objecter que nous négligeons les externes ; mais on néglige de même les élèves de nos écoles modèles. Or celles-ci font partie de l’école normale,

En effet, non seulement elles sont nécessaires pour l'application, mais encore les cours d'études y sont comme la préparation au cours normal, qui en est le couronnement. De plus, elles exigent des dépenses spéciales—professeurs, ameublement, chauffage, éclairage—dépenses qui sont portées dans la masse commune, Mais en mème temps elles contribuent au profit.

En 1879 le nombre des enfants était do 853. C’est donc un total de 1180 élèves. Prenons le chiffre rond de 1000.

Au lieu de 8144, on n’a plus que 844.00.

Il ne faut pas oublier que ces enfants reçoivent une excellente instruction, qui profite à la société. Et je sais que si l’école Jacques-Cartier prenait des pensionnaires, elle en aurait un très grand nombre.

J'attire tout spécialement l’attention du Conseil sur ce fait important qu’on est trop porté à négliger. |

Enfin, il ne faut pas oublier que plusieurs des élèves-maîtres de Laval et de Jacques-Cartier payent 873, et les boursiers 841, de pension. Tout cela diminue encore les 8144.

Je ne puis vérifier si l'octroi du gouvernement a été en 1878 de $60800, comme le dit le Rapport; mais l’école Jacques-Cartier n’a reçu que sa part ordinaire, $815066.67. De plus, l'octroi annuel n’a pas toujours été si élevé.

Je demanderai la permission d'ajouter deux remarques :

10. Il ne faut pas croire que les dépenses des écoles normales aient été imprévues. Les fondateurs y avaient pensé. En tenant compte des variations pécuniaires, qui se sont fait sentir dans toutes les institutions, on peut dire que leurs prévisions ont fté exactes. Ils savaient que les écoles normales, comme les collèges et les universités, végètent quand elles sont multivliées. Une seule aurait certainement coûté moins cher. Mais il fallait tenir compte de différents intérêts. Le gouvernement a donné assez, mais pas trop, parce que évidemment en multipliant les écoles, on multiplie les dépenses

20. Les $817,487 n’ont pas été dépensées uniquement pour la nourriture, etc. des élèves. Sans parler de l’enseignement, il ont servi à payer l’ameublement,

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