Voir, par exemple, p
monnaies; un arroi du diable, enfin! » Le capitaine Mignon existait réellement, ou du moins avait existé, car c'est en l'année 4465 qu'il est mentionné dans la Chronique scandaleuse. « Et ce jour arrivèrent à Paris deux cens Archers tous à cheval, dont estoit Capitaine Mignon : tous lesquels estoient bien en point, au nombre desquels y avoit plusieurs cranequiniers, voulgiers, et coulevriniers à main 1. » 11 y a dans la Chronique scandaleuse plusieurs récits de montres ou revues des Parisiens. Celle dont Victor Hugo a reproduit les détails eut lieu en 1467 \
Phœbus de Châteaupers est tout occupé des choses de sa profession. Victor Hugo a voulu au contraire que Jacques Charmolue, procureur du roi en cour d'Eglise, eût des goûts tout à fait indépendants de ses fonctions. Il est alchimiste et humaniste. Comme nous le verrons plus loin, il est guidé par Claude Frollo dans la recherche de la pierre philosophale. Mais de plus il aime à citer Plaute, et les tortures qu'il fait subir aux accusés lui rappellent certains vers de Y Asinaria. Claude Frollo l'interroge au sujet de Marc Cenaine, sommelier de la cour des comptes 3, accusé de magie. Marc Cenaine a-t-il fait des aveux? « Hélas non, répondit maître Jacques, toujours avec son sourire triste. Nous n'avons pas cette consolation. Cet homme est un caillou. Nous le ferons bouillir au Marché aux Pourceaux 4, avant qu'il ait rien dit. Il est déjà tout disloqué. Nous y mettons toutes les herbes de la Saint-Jean, comme dit le vieux comique Plautus :
Advorsum stimulos, laminas, crucesque, compedesque, Nervos, catenas, carceres, numellas, pedicas, boias5.
Rien n'y fait. Cet homme est terrible. J'y perds mon latin. » Deux pages plus loin, Charmolue cite encore Plaute : « Soyez tranquille, dit en souriant Charmolue. Je vais le faire reboucler