‹ Quelques sources de "Notre-Dame de Paris"Chapitre 11 sur 30 · Voir Du Breul, p. 41. Du Parvis de Nostre-D ame · texte numérisé non relu

Voir Du Breul, p. 41. Du Parvis de Nostre-D ame

2. Peut-être le mot sur saint Éloia-t-il été suggéré à Victor Hugo par cette mention dans la Table des matières du livre de Du Breul : « S. Eloy excellent Orfèvre.... »

Paris sont les tanneurs, les mégissiers, les baudroyeurs, les boursiers et les sueurs... Je vous jure, camarades,

Que je ne beuvrai de piment Devant un an, si je cy ment. »

Sauvai fait plusieurs fois mention des cinq métiers de Paris1. Les deux vers que prononce Jehan Frollo sont tirés du Roman de la Rose, mais Victor Hugo n'a eu qu'à les prendre dans Sauvai2. La gaîté de l'écolier et « son intrépide insouciance » ne se démentent pas un instant. Au moment où Quasimodo, après l'avoir dépouillé de son armure, va lui briser la tête, il chante encore :

Elle est bien habillée, La ville de Cambrai.

Marafin l'a pillée...

Quasimodo ne lui laisse pas le temps d'aller plus loin : à ces trois vers en effet se borne la citation que fait Tristan THermite de Soliers dans le Cabinet du Roy Louys XI*.

Gringoire est bien différent 4. Gringoire est pédant, bavard, égoïste, poltron, sans que cette riche collection de défauts nous le rende antipathique, tant Victor Hugo a donné à tout cela un air de naïveté. Le naturel de son rôle cache un sérieux travail d'adaptation accompli très habilement.

Gringoire, étendu dans le ruisseau où l'a jeté un coup de poing de Quasimodo, se sentant trop meurtri et trop étourdi pour se relever, emploie ses loisirs à disserter sur la composition chimique de la boue de Paris (I, 116) : « La boue de Paris, pensat-il (car il croyait bien être sûr que décidément le ruisseau serait son gîte,

Et que faire en un gîte à moins que l'on ne songe?)

l.Par exemple, III, 395 : « Les cinq mestiersde la Ville de Paris sont Tenneurs, Megissiers, Baudroyeurs, Boursiers et Sueurs. »

2. 11,643. « Quant au mot de pieme7it, s'il vient de pigmentum, qui est une drogue composée de vin, de miel et d'épices, au raport de Pierre Abbé de Cluni, Froissard par ce terme entend de l'hypocras, mais tel qu'on le faisoit en ce tems-là; en tout cas quelqu'autre sorte de boisson semblable : et c'est en ce sens-là que le prend l'Auteur du Roman de la Rose, quand il dit :

Que je ne beuvrai de piment Devant un an, si je ey ment. »

3. Édition Lenglet-Dufresnoy, II, 254. « Dans cette mesme année 1479. la Ville de Cambray fut prise sur les François, le Sieur de Fiennes y commandant : Ce qui donna lieu à la chanson :

Elle est bien habillée,... » etc.

4. Il est inutile défaire remarquer que le Gringoire de Victor Hugo ne ressemble pas du tout au vrai Gringore, qui d'ailleurs n'était qu'un enfant en 1483.

la boue de Paris est particulièrement puante. Elle doit renfermer beaucoup de sel volatil et nitreux. C'est du reste l'opinion de maître Nicolas Flamel et des hermétiques.... » Un chapitre de Sauvai est intitulé Les Boues de Paris. Nous y lisons les mêmes réflexions que chez Victor Hugo1.

Devenu le mari de la Esmeralda, Gringoire répond aux questions de Claude Frollo sur la jeune fille. Sans doute pour mieux représenter le pédant classique, très ignorant des choses de son temps, Victor Hugo attribue à Gringoire de très bizarres notions sur la géographie. Peut-être aussi a-t-il pensé qu'en général les gens du xve siècle pouvaient avoir des idées géographiques assez vagues, comme Oudarde Musnier, qui n'a jamais pu distinguer « ces trois provinces », Pologne, Catalogne, Valogne (I, 335). Voici comment Gringoire raconte la vie errante de la Esmeralda : « Gringoire était parvenu à savoir que, tout enfant, elle avait parcouru l'Espagne et la Catalogne, jusqu'en Sicile; il croyait même qu'elle avait été emmenée, par la caravane de zingari dont elle faisait partie, dans le royaume d'Alger, pays situé en Achaïe, laquelle Achaïe touche d'un côté à la petite Albanie et à la Grèce, de l'autre à la mer des Siciles, qui est le chemin de Constantinople. Les bohèmes, disait Gringoire, étaient vassaux du roi d'Alger, en sa qualité de chef de la nation des Maures blancs. » L'ignorance de Gringoire était, au siècle suivant, celle d'un certain Regnault Bachelier, dont parle Sauvai (II, 92-93). Sauvai raconte qu'un ambassadeur du roi d'Alger vint à Paris sous le règne de Henri II. « Au reste, quand la Ville l'alla saluer, il étoit habillé d'une robe de toile d'or figurée à la façon des Turcs, et accompagné de sept ou huit de ses gens tous couverts d'écarlatte. Il parloit bien Italien, entendoit un peu le François, et on disoit qu'il étoit Renégat d'Albanie ou d'Esclavonie, et pour le prouver Regnault Bachelier, greffier de la Ville, qui se croyoit aussi savant en Géographie qu'en son métier, fait une si plaisante carte de l'Albanie et du royaume d'Alger, que je ne veux pas donner la peine de l'aller chercher dans mes preuves. Le Royaume d'Alger, dit-il, est situé en la terre d'Achaïe dite la Morée, laquelle joint d'un côté à la petite Albanie et à la Grèce, et de l'autre à la Mer des Siciles, qui est la voie de Constantinople; et est le Roi d'Alger de cette Nation des Mores blancs, qui est sujet et tributaire du grand Turc, à cause qu'il estprochain de ses terres et limitrophe. »

1. I, 186 : « Pour découvrir la cause de cette ténacité et puanteur, il faut savoir que les Salpetriers d'une part y trouvent du souffre, du salpêtre, et du sel fixé, et que les Hermétiques d'autre y séparent beaucoup de sel volatil et nitreux... »

Dans une autre scène, Claude Frollo voudrait que Gringoire se dévouât pour sauver la Esmeralda1; Gringoire accueille très froidement les exhortations de l'archidiacre (II, 250). « Le prêtre se frappa le front. Malgré le calme qu'il affectait, de temps en temps un geste violent révélait ses convulsions intérieures. — Comment la sauver? — Gringoire lui dit : — Mon maître, je vous répondrai : 77 padelt, ce qui veut dire en turc : Dieu est notre espérance. » Si érudit que soit Gringoire, nous avons lieu d'être surpris de trouver cette citation dans sa bouche. C'est à Du Breul qu'il faut en demander l'explication. Il expose longuement la « Fondation du Monastère de Marcoussis, ordre des Celestins, ensemble la généalogie de leur fondateur. » Il termine en décrivant les armes du fondateur de Marcoussis, qui était Jean de Montagu (p. 960). « Ce sont quatre Aigles en champ d'azur, séparez d'une Croix avec cette divise au dessous inscripte (// padell). Sur laquelle devise il y a eu plusieurs interprétations : pour ce que le mot n'est ny Hébreu, Grec, Latin, ny François, ains Syriaque corrompu, qui signifie, Dieu est mon espérance , selon le rapport d'un Turc, qui estoit à la suite du Roy François premier, qui estoit de ce temps au Chasteau de Marcoussis. »

Gringoire cède un moment aux instances de Claude Frollo, et appelle au secours de son courage toute son érudition. « Qu'estce que la mort, à tout prendre? poursuivit Gringoire avec exaltation. Un mauvais moment, un péage, le passage de peu de chose à rien. Quelqu'un ayant demandé à Cercidas, mégalopolitain, s'il mourrait volontiers : Pourquoi non? répondit-il; car après ma mort je verrai ces grands hommes, Pythagoras entre les philosophes, Hecataeus entre les historiens, Homère entre les poètes, Olympe entre les musiciens. » Ce souvenir de Cercidas convient parfaitement au rôle de Gringoire. C'est pourtant une simple note marginale de Pierre Mathieu (p. 442). L'historien raconte comment Louis XI, torturé par la crainte de la mort, fît venir près de lui François de Paule. Pierre Mathieu, selon son habitude, commente lui-même son récit, en plaçant en marge tantôt une réflexion, tantôt une citation. En regard des exhortations de François de Paule à Louis XI se lit, mot pour mot, la phrase de Gringoire.

Nous retrouvons Gringoire aux pieds de Louis XI (II, 330). Il

1. Dans cette scène, Gringoire appelle son mariage « un vrai forismaritagium ». Il n'y a rien de commun entre l'idée que veut exprimer Gringoire et, le sens habituel de ce mot. Mais on peut remarquer que Du Breul (p. 281 j parle assez longuement du forismaritagium.

est menacé d'être pendu. Naturellement bavard, il trouve dais son épouvante une merveilleuse prolixité. Les métaphores abondent sur ses lèvres, mais, comme les métaphores d'un poète contemporain de Louis XI ne pouvaient pas ressembler à celles d'un romantique. Victor Hugo ne s'est pas fié entièrement à son imagination. Beaucoup des phrases de Gringoire sont empruntées à Pierre Mathieu l.

« Hélas ! la rigueur ne fait qu'effaroucher les esprits, les bouffées impétueuses de la bise ne sauraient faire quitter le manteau au passant, le soleil donnant de ses rayons peu à peu l'échauffé de telle sorte qu'il le fera mettre en chemise. » P. Mathieu, au livre XI, examine la façon d'agir de Louis XI relativement à chacune des qualités d'un souverain. Au chapitre de la Clémence, il parle des cages de fer (p. 498) et ajoute : « Il connut à la fin

que la rigueur ne fait que d'effaroucher les esprits » La suite

de la phrase est identique au texte de Victor Hugo.

« La même jalousie qu'a le mari pour l'honneur de sa femme, le ressentiment qu'a le fils pour l'amour de son père, un bon vassal les doit avoir pour la gloire de son roi, il doit sécher sur pied pour le zèle de sa maison, pour l'accroissement de son service. Toute autre passion qui le transporterait ne serait que fureur. » La phrase vient également de Pierre Mathieu, mais il ne s'agit pas chez lui d'un bon vassal et de ses devoirs envers son roi. P. Mathieu parle d'un cordelier, Antoine Fradin, qui usait de son éloquence pour soulever contre Louis XI le mécontentement populaire, et à qui le parlement imposa silence. L'historien blâme cet abus de la prédication, et déclare coupable le prédicateur qui consacre sa parole à autre chose qu'au service de Dieu (p. 476). « La mesme jalousie qu'a le mary pour l'honneur de sa femme, le ressentiment qu'a le fils pour l'amour de son père, les mesmes mouvemens qu'a le fidèle ministre pour le service de son Prince, le prédicateur les doit avoir pour la gloire de Dieu, il doit seicher pour le zèle de sa maison, pour l'accroissement de son service, toute autre passion qui le transporte n'est que fureur. »

« Chacun sait que les grandes richesses ne se tirent pas des belles-lettres, et que les plus consommés aux bons livres n'ont pas toujours gros feu l'hiver. La seule avocasserie prend tout le grain et ne laisse que la paille aux autres professions scientifiques. » P. Mathieu (p. 553) parle de la décadence des lettres et

1. De Gringoire à Pierre Mathieu, il y a un siècle et plus. Mais Victor Hugo se contente de donner l'impression d'archaïsme.

en indique la cause. « Comme on s'apperceut que les grandes richesses ne se tiroient pas de la profession des bonnes lettres, que les plus consommez aux bons livres avoient consommez inutilement leurs biens et mesprisé leur fortune, que la seule Advocasserie prenoit le grain et ne laissoit que la paille aux autres professions, les hommes ne voulurent plus estudier pour estre doctes et se contentèrent d'estre docteurs. »

« La clémence porte le flambeau devant toutes les autres vertus. » Chez Pierre Mathieu, ce n'est pas la clémence, c'est la prudence qui porte le flambeau devant les autres vertus (p. 509).

« Les grands rois se font une perle à leur couronne de protéger les lettres. Hercules ne dédaignait pas le titre de Musagète. Mathias Corvin favorisait Jean tle Monroyal, l'ornement des mathématiques. » P. Mathieu dit en parlant de la clémence (p. 497) : « Ceste belle perle ne paroit point en sa Couronne. » Il est possible que Victor Hugo ait pensé à cette expression. C'est à propos de l'Université de Paris et de ce qu'elle attend de Henri IV que P. Mathieu rappelle Hercule Musagète (p. 557). Le relèvement de l'Université ne serait pas une œuvre indigne d'un roi victorieux. « Hercule après tant de glorieux labeurs n'a desdaigné le filtre de Musagète. » Quant à Mathias Corvin, P. Mathieu écrit (p. 438) : « La louange que l'on donne à Matthias de grand Prince ei grand Capitaine n'obscurcit pas celle d'avoir fait revivre les sciences et les bonnes lettres et favorisé ceux qui en faisoient profession et entre autres Jean de Monroyal, l'ornement des Mathématiques. »

« C'est une mauvaise manière de protéger les lettres que de pendre les lettrés. Quelle tache à Alexandre s'il avait fait pendre Aristoteles! Ce trait ne serait pas un petit moucheron sur le visage de sa réputation pour l'embellir, mais bien un malin ulcère pour le défigurer. » Ces deux métaphores bizarres ne sont pas de Victor Hugo. Il les a prises dans Pierre Mathieu. Naturellement, dans Pierre Mathieu, il ne s'agit pas de faire pendre un écrivain; il est question seulement de la haine de Louis XI contre le Parlement (p. 507) : « Mais quand sa vie seroit si pure et si nette que le plus severe Caton n'y trouveroit rien à reprendre, toujours y auroit il bien de la peine d'excuser ce que Philippe de Commines dit quil hayssoit le Parlement de Paris, et qu'il avoit délibéré de le brider. Ce traict n'est pas un petit moucheron sur le visage de sa réputation pour l'embellir, mais bien un malin ulcère pour le deffigurer *. »

1. Les supplications de Gringoire suggèrent à Guillaume Rym cette réflexion : «11 fait bien de se traîner à terre. Les rois sont comme le Jupiter de Crète, ils

Gringoire, gracié par Louis XI, lui garde cependant rancune et parle de lui avec peu de respect (p. 364 et 365) : « Son épargne est la râtelle qui s'enfle de la maigreur de tous les autres membres... Les grands sont dépouillés" de leurs dignités, et les petits sans cesse accablés de nouvelles foules. » P. Mathieu écrit (p. 65-66) : « Ces premières années du règne de Louys furent très rudes, et celles qui les suivirent du tout insupportables. Les grands estoient despouillés de leurs dignitez, les petits accablés de nouvelles foules... Son Espargne estoit la râtelle qui s'enfloit de la maigresse de tous les autres membres. »

Même parmi les personnages secondaires, il n'en est guère dont la figure soit tout à fait effacée. Chez presque tous Victor Hugo a tenu à dessiner au moins quelques traits convenant à l'âge, au caractère, aux occupations habituelles. Et toujours il a profilé très adroitement de ses lectures. La douairière de Gondelaurier aime à parler des choses d'autrefois, ce qui est très naturel, mais ce qui agace prodigieusement Phœbus de Châteaupers. Les jeunes filles qui entourent Fleur-de-Lys cherchent, sans grand succès, à attirer l'attention du « beau gendarme ». Victor Hugo compose sur ce thème un joli dialogue, auquel quatre ou cinq lignes de Sauvai, employées à propos, donnent un air d'authenticité. « A ce propos, Colombe de Gaillefontaine, une autre belle blonde à peau blanche, bien colletée de damas bleu, hasarda timidement une parole qu'elle adressa à Fleur-de- Lys, dans l'espoir que le beau capitaine y répondrait : « Ma chère « Gondelaurier, avez-vous vu les tapisseries de l'hôtel de la Rochece Guyon? — N'est-ce pas l'hôtel où est enclos le jardin de la Lince gère du Louvre? » demanda en riant Diane de Christeuil, qui avait de belles dents et par conséquent riait à tout propos. « — Et où « il y a cette grosse vieille tour de l'ancienne muraille de Paris, » ajouta Amelotte de Montmichel, jolie brune bouclée et fraîche, qui avait l'habitude de soupirer comme l'autre riait, sans savoir pourquoi. « — Ma chère Colombe, » reprit dame Aloïse, « voulez- « vous pas parler de l'hôtel qui était à monsieur de Bacqueville sous « le roi Charles VI? Il y a en effet de bien superbes tapisseries « de haute lisse. — Charles VI! le roi Charles VI! » grommela le jeune capitaine en retroussant sa moustache. Mon Dieu! « que la « bonne dame a souvenir de vieilles choses! » (II, 9-10.) Voici,

n'ont des oreilles qu'aux pieds. >- P. Mathieu, p. 512 : « L'oreille du Prince est comme le temple de la Déesse Horta qui estoit ouvert en tout temps, mais les prières y doivent estre courtes, et conduites par la révérence et l'humilité, car le Juppiter de Crète a des oreilles aux pieds. »

dans toute leur simplicité, les matériaux de cette petite scène (Sauvai, II, 234) : « Guillaume Martel, seigneur de Bacqueville, Chambellan de Charles VI, acheta l'Hôtel de la Roche-Guion de la rue du Louvre, accompagné d'un jardin de vingt-cinq toises de long, sur dix de large ; et pour l'agrandir, le Roi lui donna en 1408, le jardin de la Lingere du Louvre, avec une tour des anciennes murailles pour dix-huit sols parisis de rente. »

L'innocent travers de la douairière s'étale encore mieux dans une autre scène (II, 169). Comme Phœbus ne l'écoulé pas, elle peut raconter à son aise l'entrée du roi Charles VIL « Je me rappelle qu'on riait fort parce qu'à côté d'Amanyon de Garlande, qui était fort bref de taille, il y avait le sire de Matefelon, un chevalier de stature gigantale, qui avait tué des iVnglais à tas. C'était bien beau. Une procession de tous les gentilshommes de France avec leurs oriflammes qui rougeoyaient à l'œil. Il y avait ceux à pennon et ceux à bannière. Que sais-je, moi? le sire de Calan, à pennon; Jean de Châteaumorant, à bannière; le sire de Coucy, à bannière, et plus étoffément que nul des autres, excepté le duc de Bourbon. » Une grande partie de ce passage est empruntée à Froissart, par l'intermédiaire de Sauvai. Expliquant la distinction que l'on faisait entre les pennons et les bannières (II, 758), Sauvai cite à l'appui un passage de Froissart. Victor Hugo a choisi seulement quelques noms : « Là estoient... le Seigneur Matefelon, à Bannière, le sire de Calan, à Pennon... Messire Jean de Chasteaumorant, à Bannière; le sire de Coucy, à Bannière, et plus étofément que nul des autres, excepté le Duc de Bourbon. » Victor Hugo a pris le nom d'Amanyon de Garlande dans les Comptes de la Prévôté l.

Phœbus de Châteaupers a une assez pauvre conversation, une imagination peu fertile. Le plus grand plaisir qu'il promette à la Esmeralda, ce sont les parades où elle le verra dans toute sa gloire, les revues auxquelles il daignera la conduire (II, 97). « Je ferai parader mes archers sous vos fenêtres. Ils sont tous à cheval et font la nargue à ceux du capitaine Mignon. Il y a des voulgiers, des cranequiniers et des coulevriniers à main. Je vous conduirai aux grandes monstres des parisiens à la grange de Rully. C'est très magnifique. Quatre-vingt mille têtes armées ; trente mille harnois blancs, jaques ou brigandines; les soixantesept bannières des métiers; les étendards du parlement, de la chambre des comptes, du trésor, des généraux, des aides, des

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