‹ Quelques Tendances nouvelles en PuéricultureChapitre 15 sur 20 · consultations ont été données au siège · texte numérisé non relu

consultations ont été données au siège

Au cours de l’annéé 1920, 1.166 enfants ont été surveillés et secourus par le Patronage franco-américain.

Décès ro, soit une mortalité de o,85 pour 100. Or en 1618 et en 1919, la mortalité fut de 1,17 pour 100.

Le nombre des visites à domicile s’est élevé à 5.644 et celui des consultations aux dispensaires à 13.662.

Le nombre des femmes enceintes qui ont suivi les consultations de grossesse s’est élevé à 402.

IT est à signaler qu'aucune de ces femmes n’a présenté

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d'accidents, ni au cours de la gestation, ni pendant l'accouchement. Î

Le nombre de consultations pour femmes enceintes ainsi surveillées, s'est élevé à 682. Celui des visites à domicile à 3.218.

Ces renseignements, communiqués par le D' Lesage, prouvent que le Patronage franco-américain du r4° a atteint le but qu'il se proposait à sa fondation. |

Nous avons vu que dans le 14° arrondissement, 2 œuvres ont collaboré à l'action du patronage franco-américain :

L'Assistance maternelle et infantile dirigée par Mlle Chaptal.

Et l’Union maternelle du 14°, fondée par le Docteur Broudic. |

La première de ces œuvres a été étudiée dans le chapitre précédent. ;

La seconde expose aussi son activité dans le compte-

rendu annuel de 1919 :

L'UNION MATERNELLE DU 14° est une œuvre de puériculture complète, c’est-à-dire ayant à sa base la double consultation nécessaire dans toute expérience de ce genre, la consultation de nourrissons et celle des femmes enceintes. L'œuvre fut fondée en 1905 par le D° Broudic. Du 6 janvier 1906 au 31 décembre 1918, le nombre des pesées à été de 53.467 et le nombre des enfants surveillés de 2.394. En 1919, 457 enfants ont été suivis avec 4.982 pesées.

Collaborant avec le Patronage franco-américain (à la

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demande de son président, M. Brunot, maire du 14°), l'Union maternelle fut chargée d’assurer la surveillance des nourrissons du quartier du Petit-Montrouge.

De juillet 1918 à décembre 1918, pour 175 naissances signalées, 416 visites à domicile avaient été faites, 5o mères secourues avec un seul décès, ce qui donne une mortalité de 2 pour 100.

La mortalité des enfants non secourus était de 5,6 % ; le nombre d'enfants mis en nourrice 8 %.

Ces renseignements sont empruntés au rapport du D° Proudic, qui conclut ainsi

« Grâce au groupement des œuvres diverses (Union « maternelle et Assistance de Plaisance), autour de la « mairie du 14°, par l'intermédiaire du Patronage franco- « américain, une mère ne reçoit pas plusieurs secours, « mais un seul, qui d’ailleurs lui est une aide réelle. « C’est là un résultat qui mérite de fixer votre attention : « les œuvres groupées autour d'un même organisme « central ont pu protéger efficacement mères et nour- « rissons et elles n’ont pas eu à se défendre contre les « professionnelles de la mendicité, contre ces femmes « qui allaient d’une œuvre à l’autre quémander des se- « cours et n’appliquaient aucune règle d'élevage... I « serait à souhaiter que toutes les organisations qui s’'oc- « cupent de la mère et de l'enfant fissent partie d’un « groupement dans lequel chaque œuvre, chaque dis- « pensaire rendrait compte au centre des secours don- « nés et en indiquerait les bénéficiaires ».

Il est certain que trop souvent les mères s’adressent aux dispensaires et suivent les consultations de nourris-

sons uniquement pour des raisons intéressées : elles sont attirées par une prime en argent, par des dons en nature (bons alimentaires ou vêtements) où par une distribution gratuite de lait. La prime et ces dons ont été institués principalement, dans le but de faire venir les mè-

res : ce qui est à craindre, c’est l'abus.

Lorsque les consultations se sont multipliées dans les centres urbains, les mères ont pu se faire inscrire dans “plusieurs dispensaires et recevoir plusieurs fois le méême secours de différentes sources. Pour remédier à cet inconvénient possible des consultations de nourrissons, il n’est qu’un moyen pratique : il faut grouper plusieurs œuvres autour d'un centre ayant une direction Commune, coopérant étroitement entre elles ; les efforts ne sont pas dispersés et les ressources gaspillées, le secours atteint son vrai but. C’est ce qu’a réalisé l’œuvre du Patronage franco-américain. |

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