IE FÉDÉRATION DES ŒUVRES
Nous ferons remarquer que dans cette coopération des œuvres, la visiteuse d'hygiène infantile a joué un rôle capital. Nous pensons même que, seule, la visiteuse peut réaliser cette fusion des œuvres privées et nous croyons cu'une union entre les œuvres publiques ou privées n'aurait pas donné, à elle seule, des résultats aussi satisfaisants.
La visiteuse qui établit la liaison entre l'enfant à protéger et les œuvres exerce tout naturellement le même
rôle entre les œuvres, c’est elle qui établit et affermit
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leur union par une collaboration continue et un travail harmonieux concourant à une mème fin.
Par les réunions entre les visiteuses attachées aux œuvres (réunions de quinzaine), il est demandé et donné des renseignements sur les enfants secourus par les unes et par les autres ; iks’établit un échange constant de services et ainsi se trouve réalisée l'union souhaitée. La fédération des œuvres privées qui paraît si difficile à créer dans certains cas, s'obtient sans effort et sans heurt, respectant l'initiative et l'indépendance de chacune, lui
laissant l'autonomie absolue de son administration.
RAPPORTS AVEC LES’ ADMINISTRATIONS PUBLIQUES. Il en est de même dans les rapports avec les services d’assistance publique ; un groupement d'œuvres, si bien Organisé soit-il, ne peut et ne doit pas agir sans entente avec les services publics de l'Etat. Comme il y a collaboration entre les œuvres privées, il doit y avoir collaboration avec les municipalités, les administrations départementales, les services d'assistance publique.
Le Patronage franco-américain, pour réaliser cette entente, comprend ainsi dans son Conseil d’administration comme membres de droit : le maire, les adjoints, des conseillers municipaux, le trésorier du bureau de bienfaisance ; le maire est président de droit. Grâce à la présence de ces personnalités officielles, l'œuvre est assurée de trouver auprès des services de la municipalité, une aide et un concours bienveillant, dans toutes les questions relevant de l'administration publique : secours
ou indemnités, application de la loi Strauss, ete.
LA VISITEUSE ET LE CONTROLE DE LA LOI STRAUSS. À ce sujet, il est à souhaiter que les œuvres analogues au Patronage franco-américain soient chargées du contrôle de ‘la loi Strauss. On sait que la loi sur le repos de femmes en couches a prévu la création de visiteuses pour, surveiller les bénéfrciaires de la loi. N'ayant pas toujours à sa disposition les éléments nécessaires, elle a prévu le concours des œuvres privées déjà existantes (dames visiteuses des mutualités maternelles ou d’autres œuvres privées) pour assurer ce service.
Si dans chaque centre où existe un groupement d'œuvres, comme celui que nous venons d'exposer, le bureau central est chargé officiellement par l'administration des services publics d'exercer ce contrôle, il est certain que cette nouvelle fonction n'aura que d’heureux effets, contribuant à augmenter la cohésion entre toutes les œuvres, et leur donnant une extension et des moyens d’action plus grands. D'autre part, ce service ne peut être assuré que par un personnel non seulement dévoué, mais ayant toute la compétence nécessaire. C’est la visiteuse d'hygiène infantile qui, par son contrôle, peut donner toute sa valeur à la loi. Elle continue à domicile l’action de la consultation ou du dispensaire ; elle seule, par ses connaissances techniques d’'infirmière, peut veiller à l'observation des conseils d'hygiène prescrits et les compléter utilement. La mère, sans la visiteuse, recevrait le secours et la prime, mais n'observerait pas le repos prescrit qui en est la condition ; quant à l'allaitement au sein, il serait inexistant. La visiteuse doit être le pivot
de toute organisation semblable à celle du 14° arrondis-
' sement ; il faut que la visite médico-sociale soit à la base de toutes les institutions nouvelles.
Quelle que soit la grande valeur de toutes les institutions déjà créées et qui ont donné et rendent toujours de si grands services (consultations de nourrissons, crèches, pouponnières, dispensaires, maternités, éte.), : ik :faut étendre à toutes le bénéfice de cette méthode nouvelle, prolonger jusqu’au foyer, l’action des secours ou des œuvres de protection maternelle et infantile. A l'examen médical fait au dispensaire ou à la Maternité, il faut ajouter la visite à domicile.
Il faut réaliser l'union de toutes les institutions d’assistance et d'hygiène sociale pour la protection de la maternité et de l'enfance, supprimer les barrières, obtenir la fusion complète de toutes les œuvres, publiques ou privées ; il faut instituer comme base du groupement un service de visiteuses. Pour obtenir l'unité de méthode et de direction, il faut créer une organisation générale de la visiteuse d'hygiène infantile, c’est elle qui peut réaliser cette unité d'action si nécessaire et réclamée depuis si longtemps.
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L'Ecole de Puériculture de la Faculté de Médecine de Paris
L'Ecole de puériculture de la Faculté est une création nouvelle, fondée en 1919, due à la générosité de la Croix- Rouge américaine qui l’a dotée d’un million de francs à la condition qu'un autre million d'origine française viendrait s’y ajouter. Elle utilise donc les revenus de cette somme qui s'est augmentée de 550.000 francs recueillis par le sou de la Ligue des enfants d'Amérique.
La Faculté de médecine a accepté de créer avec ces sub” sides un centre d'assistance pour les mères et les enfants, centre qui serait en même temps une école ouverte aux médecins, étudiants, sages-femmes.et infirmières. Elle a choisi le 15° arrondissement pour y développer son œuvre et a installé l'Ecole de puériculture dans l’ancienhôpital Edith Cayell, 64, rue Desnouettes. La haute direction en a été confiée à M. le Professeur Pinard.
Trois dispensaires y fonctionnent
Le premier, pour les femmes en état de gestation, sous la direction de M. le Professeur Couvelaire, où la grossesse est suivie jusqu’à son terme, et où les femmes reçoivent les conseils et les secours qui peuvent leur être
utiles. “
Le second, pour les nourrissons, sous la direction de M. le Professeur Marfan, est conçu selon le type habituel de la consultation des nourrissons.
Le troisième est destiné aux enfants de 3 à 15 ans, et est dirigé par M. le Professeur Léon Bernard.
Ce qui caractérise cès trois dispensaires, c'est qu'on y donne uniquement des conseils d'hygiène et qu'il ny est pas fait de médecine. En cas de.maladie, les enfants sont envoyés soit aux médecins, soit aux hôpitaux.
Aux dispensaires sont annexés des services spéciaux de radiologie, de stomatologie, d’ophtalmologie, d'oto-rhino-laryngologie et un laboratoire qui permettent des investigations souvent indispensables pour le diagnostic.
L'école utilise comme personnel des infirmières ayant pris le diplôme.et d’autres en cours d’études en vue de l'obtention de ce diplôme.
Il y est fait un enseignement à deux degrés. L’enseignement du premier degré, d'une durée de 3 mois, est donné aux élèves inscrites comme stagiaires (au nombrede 30) ou comme auditrices libres. Ne sont admises à suivre cet enseignement que des élèves des écoles professionnelles d'infirmières, ou des élèves présentées par les sociétés de Croix-Rouge, ou des sages-femmes diplômées. Ces élèves se font immatriculer à la Faculté de médecine après avoir été admises par le directeur de l'Ecole.
L'enseignement comprend des conférences, des stages dans les dispensaires de l'Ecole de puériculture, dans les maternités, les hôpitaux d'enfants, les crèches, les dis-
pensaires anti-tuberculeux, des exercices de service so-
se male Gun de ARS SAULT Hurt = ns
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cial accomplis sous la direction de l'office public d’hygiène sociale du département de la Seine.
Il est délivré un certificat d’études élémentaires aux élèves ayant subi l'examen avec succès.
L'enseignement du deuxième degré, d'une durée de 6 mois, n'est donné qu'aux élèves pourvues du certificat d’études élémentaires, qui versent un droit de 100 fr. Il comprend : l'assistance aux Consultations de l'Ecole, la participation au service social, des stages de perfectionnement dans les services hospitaliers (maternités, services de médecine, de chirurgie infantile, dispensaires, services de stérilisation du lait).
Il est délivré aux élèves ayant subi l'examen avec succès un « diplôme universitaire ».
L'Ecole possède en outre un internat pour les infirmières en cours d'études, comprenant douze chambres, nombre qui va être prochainement augmenté. Ces chambres sont destinées à loger les élèves venant de la province ou de la banlieue. La pension complète est de 300 fr. par mois pour les 3 premiers mois et de 200 fr. pour les 6 derniers mois. d’études complémentaires. L'existence de cet internat a été signalée, le 23 décembre 1920, à tous les préfets par les soins du ministère de l'Hygiène.
Les élèves de l'Ecole ayant obtenu le diplôme ainsi que les élèves d’autres écoles analogues (Ecole de la rue - Vercingétorix, école des infirmières visiteuses dirigée par Mile Milliard, école de la rue Amyot, école, de la rue dé la Glacière) sont agréées comine infirmières visiteuses d'hygiène maternelle et infantile par l'Office public
d'hygiène sociale qui les place à Paris ou en province.