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I. Création dans la plupart des Etats et des grandes

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villes, par les services publics, d’un bureau de l'enfance, annexe du service d'assistance et d'hygiène ; direction administrative ayant pour fonction principale de contrôler et surveiller. les dispensaires publics, d'assurer leur collaboration avec les œuvres privées et de chercher tous les moyens propres à étendre l’action de ce service.

IH. Le service de protection de l'enfance est organisé dans les villes suivant le système du « Distriet Nursing ». La ville est divisée en districts comportant chacun un dispensaire d'hygiène bureau central.

Chaque dispensaire est chargé d’assurer avec l’aide d'un corps d’infirmières visiteuses un service double, à la fois médical et social, comprenant les divisions suivantes : consultation de nourrissons, service prénatal, service des enfants malades et souveni même service d'hygiène scolaire.

Les consultations sont données au dispensaire. Le service d'enquêtes sociales est fait à domicile par les infirmières visiteuses. L'administration du dispensaire est chargée de la tenue des fiches d'enquêtes. Grâce à ces fiches, il peut être établi un dossier sanitaire de chaque enfant, commençant dès avant la naissance et finissant à la sortie de l’école. |

III. Une fédération de toutes les œuvres de l’enfance, privées et publiques existe dans chaque grande ville. Cette fédération étant en collaboration intime et en rapport constant grâce aux infirmières visiteuses, d'une part avec les dispensaires d'hygiène de district et d'autre part avec le bureau de l'enfance qui contrôle chaque œuvre

tout en lui laissant son autonomie.

Les Infirmières visiteuses. LE Visiteuse d'hygiène maternelle et infantile ;

La visiteuse qui existe depuis peu en France est devenue la base de toutes les œuvres d’assistance et d'hygiène sociale entreprises pendant ces dernières années. Ce que nous entendons par visiteuse, c’est l'infirmière auxiliaire d'assistance sociale.

Cette institution nouvelle mérite d’être étudiée avec altention, car c'est la visiteuse qui dorénavant sera l’auxiliaire principale de la plupart des œuvres philantropiques d'hygiène sociale. Tous ceux qui s'intéressent d’une manière active aux questions d'hygiène sont unanimes à reconnaître l'importance de son rôle.

Tout nouveau type, toute institution nouvelle répond à un besoin. Pour lutter efficacement contre les fléaux sociaux qui accablent les collectivités, il ne faut pas agir empiriquement ; si l'infirmière visiteuse a été créée, puis s’est imposée peu à peu, c'est qu'elle répondait à une lacune dans l'assistance.

Si nous recherchons les raisons pour lesquelles l’assistante sociale est devenue indispensable, nous sommes

amenés à reconnaître que la cause déterminante en est

l'extension donnée aux œuvres de protection et d’assistance, extension qui a conduit peu à peu ces dernières à prolonger leur action jusqu'au foyer familial.

Dans toutes les applications d'assistance, il est nécessaire, pour atteindre le but poursuivi, de ne pas faire rentrer uniformément chaque demande de secours dans une même classe, mais de distinguer les besoins particuliers inh%rents à chaque personnalité sociale.

= Devant le nombre grandissant de misères à soulager, d'êtres à aider et à protéger, on s'est vite aperçu que si l’on voulait secourir d’une manière efficace, il fallait d'abord connaître les causes mêmes ayant déterminé la demande ou le besoin de secours et pour cela être renseigné, non seulement sur l'individu, mais sur son milieu et sur ses moyens d'existence.

En résumé, seule une enquête approfondie faite au domicile, l'enquête sociale, pouvait instruire des besoins particuliers réclamés par chaque cas, et indiquer le meilleur mode de secours à employer pour obtenir le meilleur résultat. Et c’est alors qu'est apparu et s’est imposé le rôle délicat de la visiteuse assistante sociale.

La fonction primordiale de la visiteuse est donc de reconnaître et de s'occuper attentivement de tous les besoins de l'individu qui pourraient être méconnus et négligés, elle est l’intermédiaire entre l’œuvre d'assistance êt la personnalité à secourir ou protéger.

C'est le dispensaire qui à surtout contribué à faire naftre la visiteuse et en particulier le dispensaire d'hygiène

sociale pour la lutte anti-tuberculeuse, tel que l’a orga-

nisé le D’ Calmette. C'est lui qui, l'un des premiers, a compris la nécessité de la visite à domicile.

Le médecin du dispensaire fut amené peu à peu à soigner le malade, non seulement à la consultation, mais à son domicile, car le traitement ne comportait pas seulement la rédaction d’une ordonnance ou la distribution d'un médicament. Pour faire une thérapeutique utile, il fallait indiquer au malade les mésures d’hygièrm à prendre, en particulier la désinfection nécessaire, les règles à observer dans l’organisation du logement et l'alimentation à suivre ; pour cela, un auxiliaire entre le dispensaire et le malade s’imposait, c'était la visiteuse.

Surchargé de malades, le médecin de dispensaire ne peut se rendre au domicile du malade, et n’a pas le temps, dans l’interrogatoire posé rapidement à la consultation, à un sujet souvent troublé ou répondant mal, de connaïtre exactement les conditions de vie du malade et de prendre tous les renseignements bien nécessaires souvent pour prononcer un diagnostic exact.

Par la visite à domicile, le médecin possède un rapport détaillé sur le malade, le logement, l'alimentation, les charges de famille, le mode de travail et de vie ; l’enquête lui donne tous ces renseignements et lui permet d'établir un diagnostic précis et par suite de pouvoir donner un traitement rationnel et qui pourra être suivi.

D'où s’ensuit la nécessité d'une visite à domicile par une assistante sociale qui pourra étudier le cas plus à fond, et de plus par la connaissance de la situation éco-

nomique et morale, conseiller le traitement possible et

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