‹ Quelques Tendances nouvelles en PuéricultureChapitre 7 sur 20 · ONE · texte numérisé non relu

ONE

foyers de maladies contagieuses et certains cas de maladies professionnelles, beaucoup ne se présentant pas au dispensaire. Pour aider au traitement de même, il faut qu’elle connaise les causes des maladies, en particulier pour les maladies infectieuses, toutes les mesures de prophylaxie, les moyens de transmission, la contagion par contact direct ou indirect, par exemple la transmission de l'agent infectieux par ustensiles, linge, insectes, parasites, aliments ou boissons.

Elle doit aussi, dans l’évolution d'une maladie, pouvoir juger par l'étude des symptômes, du pronostic possible, pouvoir inculquer des notions d'hygiène précises et pratiques et, le cas échéant, donner les soins nécessaires, donc connaître les procédés techniques élémentaires, pansements, prise de température, l'alimentation

pour enfants ou malades, etc.

La visiteuse d'hygiène maternelle et infantile.

Ce que l’on a exigé de la visiteuse du dispensaire antituberculeux est aussi nécessaire à la visiteuse d'hygiène maternelle et infantile

Une bonne instruction théorique et surtout pratique par des stages dans des Maternités, des dispensaires €t hôpitaux d'enfants, consultations de nourrissons, crèches, pouponnières, garderies d'enfants.

Elle devra avoir reçu une instruction théorique suffisante en enseignement de médecine et d'hygiène. Cet enseignement devant comporter une partie générale, en particulier l'étude des maladies infectieuses, leurs

modes de transmission, le dépistage et l'isolement des

/ maladies contagieuses, et une partie spéciale à la mère et à l'enfant, comprenant les soins aux mères, la surveillance de la gestation, les suites de couches, et tout cefqui concerne le nourrisson, l'allaitement, ses divers modes, les soins, l'habillement, l'alimentation de la première enfance.

L'enseignement théorique, économique et social comprenant : l'étude de la législation concernant la mère et l'enfant, les œuvres d'assistance et de protection maternelle et infantile, des notions de démographie, d'économie, d'économie générale et sociale et plus spécialement les questions économiques se rapportant à la puériculture, le logement, les conditions de travail, les ressources de la famille, etc...

La visiteuse doit être exercée également à prendre l’observation, à la confection de la fiche et dans l’enquête économique, pouvoir juger pratiquement, non seulement des ressources matérielles, mais du logement, des conditions de travail.

Elle doit aussi pouvoir estimer la situation mentale et morale. On le voit, le rôle qu’est appelé à jouer la visiteuse est complexe, étant donné qu’elle doit fusionner ces deux fonctions : infirmière et assistante sociale, son éducation doit être double également : instruction médicale et enseignement d'hygiène d’une part, instruction économique et sociale d'autre part.

La visiteuse d'hygiène infantile, ainsi comprise, était, jusqu’à ces dernières années, une exception en France ;

grâce à l'initiative privée, certaines œuvres, à Paris sur-

Le VS

tout ei en province, ont formé et utilisé des visiteuses pour la protection de l'enfance.

On peut nous objecter qu'il existe cependant un set-: vice de visiteuses dépendant de l'Etat. ”

Il est vrai qu’à Paris et dans le département de la Sei-. ne, l'administration publique a organisé depuis longtemps un service de protection et de surveillance des enfants du premier âge, qui fonctionne surtout avec l’aide de dames visiteuses nommées par le Préfet de police ou le Directeur de l’Assistance publique.

Dépendant de la Préfecture de police, les dames visiteuses sont attachées au service de la Protection des enfants du premiér âge, c'est-à-dire des enfants assistés, secourus ou protégés par la loi Roussel et sont tenues de visiter et faire un rapport sur chaque enfant vu.

À l’Assistance publique, les dames déléguées visitent les enfants des mères ayant sollicité un secours du bureau de bienfaisance et rédigent également un rapport sur l'enquête.

C'est seulement pour les dames déléguées qu'il est exigé quelques connaissances techniques de médecine et d'hygiène ; pour être nommées, les dames déléguées doivent posséder le diplôme d'infirmière d’une des écoles d'infirmières de l’Assistance publique.

Ces dames visiteuses n'ont donc pas reçu l'instruction spéciale nécessaire à leur fonction, elles ne sont pas éduquées en hygiène maiernelle et infantile. De plus, elles ne sont pas en rapport, ni avec les médecins inspecteurs, ni avec les médecins délégués du Bureau de bien-

faisance dont le service est tout à fait indépendant. Cet-

Page 1