‹ Quelques Tendances nouvelles en PuéricultureChapitre 9 sur 20 · RE AIRE · texte numérisé non relu

RE AIRE

fants suivis par le médecin du dispensaire. En même temps, leçons sur les soins aux enfants du premier âge, allaitement, régimes. Pour les soins aux femmes et aux nouveau-nés : stage à la clinique Tarnier.

Pendant toute la durée des études, des leçons d’hygiène professionnelle et d'hygiène sociale doivent être faites. Cette série de cours comprend l'étude des lois sociales.

Les candidates se bornant à être visiteuses d'hygiène, peuvent, aussitôt après le premier mois de probation, opter pour les études spéciales les concernant, étude dont la durée est de 10 mois.

C’est avec l’aide des infirmières visiteuses de son école que Mlle Chaptal a pu obtenir d'excellents résultats, à l'œuvre de l’Assistance maternelle et infantile de Plaisance.

En 1900, le quartier de Plaisance, un des plus populeux de Paris, ne possédait aucune œuvre d'assistance et de protection de l'enfance : la mortalité infantile y était très forte. Mile Chaptal, en 19071, crée l’assistance maternelle et infantile, organisant une consultation de nourrissons, selon le type indiqué par Budin, et de plus lui adjoignant une consultation pour femmes enceintes. Mais remarquant bientôt que cette organisation ne semblait pas donner tout ce que l’on était en droit d'espérer; elle modifia la consultation de la manière suivante.

À la consultation de nourrissons donnant un examen et des conseils médicaux, elle adjoint avec l’aide des infirmières formées par son école, un service de visites au

domicile de la mère. Les infirmières donnent des soins

Le Sie

à domicile et l'œuvre aide la mère par des secours, soit par l'allocation d’une somme d’argent, soit le plus souvent par des dons en nature : bons de boucherie, d’épicerie, de charbon, layettes ou berceau sont donnés aux mères nourrices.

Pour les enfants, lorsqu'il faut compléter l'allaitement au sein, ou dans l'alimentation du sevrage, des bons de lait ou de farines alimentaires, des médicaments sont donnés gratuitement aux enfants suivis par le dispensaire jusqu'à trois ans.

À la consultation des femmes enceintes, la grossesse est surveillée, la future mère recevant un secours s’il y a lieu : bons d'alimentation, lait et viande, ou allocation. Un service de visites et soins à domicile est assuré par les infirmières visiteuses. L’accouchée est suivie pendant les suites de couches, une femme de ménage gratuite est assurée pendant dix jours et plus. Par le contrôle des visiteuses, on s'assure que la loi Strauss est suivie et appliquée.

C'est certainement beaucoup en combinant à la consultation des visites à domicile et un secours que Mlle Chaptal a pu obtenir les résultats suivants : |

À la création de l’œuvre, en 1901, le pourcentage de l'allaitement maternel était de 20 pour 100.

Il s'élève à 44 pour 100 en 1905, à 68 pour 100 en 1910, 71 pour 100 en 1914. L'œuvre continue pendant la guerré son œuvre bienfaisante.

En 1917, sur 376 nourrissons inscrits, on compte 263 nourris au sein : 58 sont élevés à l'allaitement mixte et

Os

5 au biberon. Le pourcentage de l'allaitement maternel

est de 85 p. 100.

En 1918, sur 605 enfants inscrits, 508 sont nourris au sein : 65 à l'allaitement mixte, 32 au biberon. Le pourcentage de l'allaitement maternel est de g4 p. 100.

En 1919, il s'élève à 96,4 p. 100.

La mortalité infantile calculée sur des enfants suivis de o à 2 ans, dans le quartier de Plaisance, à la suite de

cette nouvelle méthode, était de 1913 à 1917 de 2,5 p. 100

environ. Elle est tombée à 1,5 p. 100 en 1918, et à 1 p.

Page 1