‹ Quelques Tendances nouvelles en PuéricultureChapitre 10 sur 20 · EN · texte numérisé non relu

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Ces résultats si intéressants sont dus en grande partie au concours apporté par les visiteuses d'hygiène infantile. Ces infirmières visiteuses formées sous la direction de Mlle Chaptal, étaient parfaitement préparées à leur rôle, ayant reçu une excellente instruction théorique et pratique et surtout avaient reçu la direction d’enseignement économique, social et moral nécessaire à l’exercice de leur mission si délicate. Instruites dans la pratique de la visite, sachant entrer dans les familles, être bien reçues, faisant l'enquête avec intelligence, exercées à la fiche, elles ont été les auxiliaires précieuses de cette œuvre : le lien indispensable entre l'enfant et Fœuvre d’assistance.

Un enseignement destiné à former les visiteuses d’hygiène infantile prévues par la loi de 1913 a été organisé également sous les auspices de la ligue contre la mortalité infantile : l'Ecole centrale de puériculture, dont le siège est rue de Miromesnil, 49.

L'enseignement de la puériculture comprend deux de-

Le.

ER ve grés : un cours élémentaire et un cours supérieur, COMportant chacun des leçons théoriques et un enseignement pratique.

L'enseignement théorique comprend une partie médicale, comportant surtout l'étude de l'hygiène générale et infantile. Une partie sociale : étude des œuvres et de la législation de protection infantile, diverses questions sociales.

L'enseignement pratique comprenant : 1° des stages successifs dans une crèche, une pouponnière, une consultation de nourrissons, une garderie d’enfants, un dispensaire pour petits. 2° des leçons pratiques sur la stérilisation du lait, la confection des bouillies et sur l’alimentation des enfants de 2° et 3° année. 3° des leçons pratiques de dépistage des maladies contagieuses et d'isolement. 4° des visites de toutes les variétés d'œuvres de puériculture sous la direction d’une personnalité compétente. 5° des interrogations sur tous les sujets du cours.

Le diplôme de visiteuse d'hygiène infantile étant délivré après examen aux élèves de l'école, après avoir fait un stage dans une œuvre spéciale et avoir été exercées à la pratique des visites à domicile et à la confec-

tion des fiches de visites.

Le Patronage Franco-Américain de la première enfance

En 1918, le maire du 14° arrondissement, M. Brunot, devant les résultats obtenus par une œuvre privée de son arrondissement, l’Afssistarnice maternelle et infantile de Plaisance, demanda à la Croix-Rouge américaine et au D' Lesage, d'étendre cette organisation à tout l’arrondissement au lieu de la limiter au seul quartier de Plaisance.

Le 17 juin 1918, fut fondé sous les auspices et avec le concours de la municipalité du 14° arrondissement et de la Croix-Rouge américaine : Le Patronage franco-améri-

cain de la première enfance.

Statuts

« L'œuvre a pour objet de prendre sous sa protection « les enfants, du jour de leur naissance à l’âge d’un an, « et d'apporter soit à eux-mêmes, soit à leurs mères, les « soins de toutes sortes qui peuvent assurer leur vie et « leur santé !

« Elle se propose aussi d’aider les futures mères avant « leurs couches et dans des cas particuliers les enfants

.« au-delà d’un an.

M, ee

« L'administration était ainsi comprise

« Le patronage se compose de membres de droit (maire, adjoints, conseillers municipaux, trésorier du bureau de bienfaisance) et de membres donateurs, 100 fr.; de membres fondateurs, 20 fr. ; de membres sociétaires, 6 fr.

« La Société est administrée par un conseil de 15 mem bres, élus par l’Assemblée générale.

« Le maire est président de droit.

« Le conseil nomme le bureau {2 vice-présidents, 1 trésorier, 1 secrétaire archiviste, une déléguée permanente) et les employés pris en dehors des membres.

« Action de la Société.

« L'association peut agir par elle-même et organise

directement, si elle le juge à propos, les visites à domi-

cile et la distribution de secours en argent ou en nature.

« Elle agit aussi par l'intermédiaire d'œuvres coopérantes comme il le sera dit par la suite.

« Elle s’efforcera de faciliter leur action en maintenant avec toutes les sociétés et œuvres, sans distinction, des rapports étroits et cordiaux ».

Nous voyons ainsi que le Patronage entend surtout

coopérer avec les œuvres de protection maternelle et in-

fantile existant déjà dans l'arrondissement.

« Par les soins du Conseil, il sera installé, dans un local désigné à cet effet, un office permanent. Get office recevra les demandes faites en faveur des mères et

fournira les indications nécessaires pour qu'elles puis:

« sent obtenir immédiatement l'aide dont elles auront « besoin.

« En cas d'extrême urgence, un secours immédiat « pourra être délivré par la déléguée permanente qui en « rendra compte à la commission dont il est parlè ci- « après.

« Cette commission sera composée de la déléguée per- « manente, de 3 membres du Conseil d'Administration « dont le trésorier, et d’une déléguée de chaque œuvre « coopérante qui n’a voix délibérative que dans les ques- « tions concernant les familles assistées par son œu- « vre. »

Les ressources du patronage se composent des cotisations des adhérents, des subventions qui lui sont offertes et des fonds qui lui sont attribués par la Croix-Rouge américaine et par le Conseil d'administration de l’Union des œuvres de guerre de la mairie du 14° arrondissement.

Voici comment est comprise la coopération des associations et des œuvres :

Les associations, œuvres ou groupements quelconques s’occupant, dans l’arrondissement, de Protection de l'Enfance peuvent être affiliés au Patronage.

Elles n'ont qu'à lui adresser une demande d'affiliation qui ne les engage à rien d'autre qu’à observer les statuts. L’affiliation est accordée sur une demande écrite faite au Comité de direction administrant le Patronage.

Chaque œuvre coopérante garde son autonomie financière et administrative et la liberté de son action. Elle dispose librement de tout ce qui lui appartient en propre, sans aucun Contrôle du comité de patronage. Elle est te-

— ho — :

rue, en revanche, de justifier de l'emploi régulier des fonds obtenus par l'entremise du patronage et dont elle tiendra une comptabilité spéciale et régulière, qui devra être présentée tous les six mois et qui pourra être examinée par le Comité du Patronage, chaque fois qu'il le jugera à propos.

L'œuvre ou l'association se charge de la distribution aux mères, sous la réserve des justifications stipulées à l'article 12 (justification par les œuvres de l'emploi régulier des fonds).

VisITEUSES D'HYGIÈNE INFANTILE.

Chacune des œuvres affiliées assure un service de visites à domicile considéré comme essentiel.

Le Patronage peut avoir ses propres visiteuses. Les visiteuses spécialement attachées à l'Office central du Patronage sont choisies, s’il juge à propos d'en nommer, sur présentation de la déléguée permanente, par le Conseil qui fixe l'indemnité à leur accorder.

Avec l’aide pécuniaire de la Croix-Rouge américaine, l’œuvre fut organisée et commença à fonctionner le r° juillet 1978.

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