SAYS
un gèneur ; ayant souvent pour habitude de piéliner ses confrères pour se rehausser. À lui peut s'adresser la maxime : « plutôt un ennemi intelligent, qu'un sot ami ».
Vraiment il n'est pas drôle malgré le comique ou plutôt le grotesque de certaines situations dans lesquelles il se met. Son activité est stérile : agitation d'un pantin. Il a vite fait le vide autour de lui. On l'évite. Sa satisfaction d’ailleurs n'en souffre pas. Il reste seul à s’admirer. C’est le type du suffisant insuffisant. >
En fait, il est incapable de touf, même de souffrir. Tout au moins tant que sa santé est bonne. Car il se montre assez sensible à la souffrance physique En dehors de cela, il vit dans une bienheureuse ignorance. Ilest satisfait. I se plaît. Sans doute son aveuglement est-il l'essentielle garantie de son bonheur. S'il avait des yeux pour se voir, sa satisfaction risquerait bien de s’évanouir d’un seul coup.
Est-il besoin d'approfondir la psychologie du débile. Sa carence est évidente. On a vite touché le fond. On ne risque guère, en insistant, d'aller bien loin.
« Le débile est un pauvre qui l’a toujours été » dit Esquirol. Gette pauvreté est une des conditions de sa satisfaction. Il cherchera à s'enrichir de « pillages » ; il n’y parvient pas, mais croit fermement « que c’est arrivé » : autre source de satisfaction. Vanité el crédulité complètent la somme.
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