CONCLUSIONS
Nous nous sommes appuyés sur les auteurs pour tenter d'abord un essai de classification en séparant les béats des joyeux. |
La joie passive à été objectivée et surtout étudiée par Mignard qui limitant le cadre de son étude ne considère que lidiotie, la paralvsie générale et la démence sénile. Nous avons voulu Délai pour Y
comprendre Fa béatitude de lextase et celle de certaïnes toxicomanies.
Dans la joie active, nous avons rangé celle du maniaque, du débile vaniteux, du paralytique général à la période initiale, du dément sénile (forme presbyophrénique), et celle enfin 2e certains {oxicomanes.
Nous avons ensuite essayé de décrire les différents types, cherchant les caractères communs qui pouvaient les rapprocher, mais surtout soulignant les différences, pour conclure que chacun d’eux possède une individualité bien nette : d’où intérêt de l'euphorie-symptôme dans l'orientation diagnostique de certaines affections mentales.
Puis, nous avons retenu les cas où les manifestations ne nous ont pas semblé la traduction exacte du ton affectif : les pseudo-sais, parmi lesquels nous avons voulu considérer les déments précoces et les réticents.
Quant au pronostic, Miynard remarque à propos de la joie passive : « Les béats sont des chroniques ou des incurables... Euphorie béate : funeste présage. La vie des uns, l'intelligence de tous sont irrémédiablement compromises » Mais c'est là un pronostic dont ne s’alarment pas les malades.
Pour la joie active, le pronostic semblerait meilleur ; tout au moins pour le maniaque. Il guérit ; mais l’on sait la fréquence de ses rechutes. Quant aux mégaldmanes, « l'apparition de la satisfaction chez ces derniers peut être considérée comme un signe de définitive chronicité ».
Enfin, les causes occasionnelles autant que prédisposantes nous ont semblé nombreuses et difficiles à délimiter dans leurs rapports et suivant les Cas.
Il nous à paru plus aisé de les dissocier dans une brève étude de la joie normale. Nous avons noté qu'il fallait tenir compte de deux ordres de facteurs : les facteurs psychiques et physiologiques. Parmi ces derniers, le sympathique et les glandes endocrines semblent devoir jouer un rôle important.
Le traitement reste celui de l'affection qui détermine l'euphorie morbide.
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de Thèse, BALTHAZARD. LAIGNEL-LAVASTINE.
Vu et permis d'imprimer
Le Recteur de l'Académie de Paris, CHARLÉTY.