ACTE II
LESLY, à Quentin.
Attention, beau .neveu, restez ici, sur le passage du roi, il aime à voir les figures nouvelles; soignez la tenue, tenez bien votre pertuisane, et pas de distraction.
QUENTIN, baissant la voix.
Oui, mon oncle, soyez tranquille.
LESLY
Le diable soit des têtes de vingt ans! Le premier minois venu les met à l’envers! (Passant près d’Hameiîne.) L’autre est, par ma foi, très-bien, et il m’a semblé qu’elle me regardait avec bienveillance ! (tl salue Hameliue, et, tout en lui parlant bas, il gagne arec elle le fond du théâtre. — Musique.)
ISABELLE, s’approchant rapidement de Quentin.
Vous ici. Monsieur, dans ce château !
QUENTIN
M’en éloigner, c’eût été perdre la seule chance qui me restait de vous revoir... et je n’ai pu m’y résigner.
ISABELLE
Même après la prière que je vous avais adressée I
QUENTIN
Pardonnez-moi !.. (Isabelle lui tend la main, Quentin la* saisit et la porte à ses lèvres.)
RISPAH, qui les observait au fond et à part.
Ils s'aiment! (Isabelle s’éloigne vivement, et va rejoindre sa tante, qui entre avec la cour. — Les arebers se rangeut près de la porte du roi. — Quentin se place- auprès de Lesly.)