‹ Querelles de philosophes: Voltaire et J.-J. RousseauChapitre 109 sur 334 · Inétlile. — 20 juin 1762. Bibi. nat. Mss f . fr · texte numérisé non relu

Inétlile. — 20 juin 1762. Bibi. nat. Mss f . fr

en frappant à droite et à gauche, ne ménageant ni amis ni ennemis et en s'aliénant tous les partis : « Je suis bien affligé, dit-il, quand je vois ce malheureux Rousseau outrager la philosophie dans le même temps qu'il arme contre lui la religion. Quelle fureur de vouloir décrier les seuls hommes sur la terre qui pouvaient Texcuser auprès du public et adoucir l'ameilumc du triste sort qu'il mérite'. »

Au fond, le patriarche ne se console pas de la défection du citoven de Genève.

(( Sans doute, écrit-il à d*Alembert, il fautseréjouirqueJcan- Jacques ait osé dire ce que tous les honnêtes gens pensent, et ce qu*ils devraient dire tous les jours; mais ce misérable n*en est que plus coupable d*avoir insulté ses amis, ses bienfaiteurs. Sa conduite fait honte à la philosophie. Ce petit monstre n*écrivit contre vous et contre les spectacles que pour plaire aux prédicants de Genève ; et voilà ces prédicanls qui obtiennent qu*on brùlc son livre et qu*on décrète Tauteur de prise de corps. Vous m'avouerez que le magot s'est conduit comme un fou*, n

Et il ne peut contenir cette exclamation douloureuse: « 0 comme nous aurions chéri ce fou, s'il n'avait pas été faux frère! et qu'il a été grand sot d'injurier les seuls hommes qui pouvaient lui pardonner^ ! »

En résumé, il n'y a jusqu'ici dans l'attitude de Voltaire que des plaisanteries, quelquefois un peu vives, mais

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