octobre
une doctrine qu*ils ne croient pas. Je prévois que tôt ou lard, il faudra rompre : ce n*est pas la peine de renouer*, n
Moultou, effrayé de ces menaces, s*empressa tle calmer son irascible correspondant et de le détourner de ses projets par un argument qu'il savait irrésistible : « Le parti de Voltaire rirait bien, lui dit-il, si vous attaquiez nos ministres, qui dans le fond vous aiment^ » Jean-Jacques garda le silence, mais il n'en conserva pas moins contre le clergé de Genève une rancune ineffaçable. Il aurait dû comprendre cependant l'embarras de ses anciens amis, et Timpossibilité pour eux de paraître approuver de véritables hérésies. Ce clergé qu'il avait porté aux nues, devint l'objet de sa haine et le but de ses sarcasmes les plus méprisants. La rupture allait suivre, irrévocable et délinitive. Pouvait-il en accuser Voltaire?