‹ Querelles de philosophes: Voltaire et J.-J. RousseauChapitre 135 sur 334 · février 176.Î · texte numérisé non relu

février 176.Î

VOLTAIRE ET J.-J. ROUSSEAU *i63

de retourner à Genève. Si Ton peut se résoudre à une démarche si décente et si convenable, si due, il faudra qu*on soit bien difficile si Ton n*e$t pas content de la manière dont j'y répondrai. Alors on pourra s'inquiéter de ma foi et je serai toujours prêt à en rendre compte. Sans cela, ne par- Ions plus de cette affaire, car nul autre expédient ne peut me convenir*. »

Après avoir repoussé avec colère les demandes de ses amis qu'il regardait comme humiliantes et attentatoires à sa dignité, Jean-Jacques profita de la première occasion pour leur donner satisfaction et affirmer encore ses sentiments de chrétien : cette occasion lui fut fournie par Tarchevêque de Paris, Christophe de Beaumont*.

En arrivant à Motiers, le philosophe s'était bien promis de ne plus écrire une ligne puisque ses ouvrages méconnus lui attiraient tant de désagréments. Mais bientôt il apprit que Tarchevéquc de Paris, jaloux des lauriers d'Omer de Fleury% avait lancé contre V Emile et le Conirai social une lettre fulminante \ dont Voltaire écrivait :

Page 1