‹ Querelles de philosophes: Voltaire et J.-J. RousseauChapitre 136 sur 334 · Rousseau à H*'\ 17G · texte numérisé non relu

Rousseau à H*'\ 17G

2. Bcauiuont (Christophe de) (1703-1781), évoque de Rayonne en 1741, archeTÔque de Vienne en 1745, de Paris en 1746. Il est célèbre par sa lutte contre les jansénistes.

3. Orner Joly de Fleury, avocat général au parlement. Les phiLsophes qu*il poursuivait de ses réquisitoires l'avaient en exécration.

4. C'est le 20 août 17G2, que Mgr de Beaumont dénonça V Emile. Rousseau disait en parlant du mandement de l'archevêque de Paris : « On ne pouvait pas mieux faire une sottise, aussi ce n'est pas l'arclicvêque qui a composé le mandement, c'est un de ses vicaires que je connais. M. de Beaumont est trop bon pour avoir voulu m'offenser; mais quelque bon qu'il fût, il ne pouvait pas se dispenser de donner à son diocèse un pareil mandement après les procédés du parlement. » Bibliothèque universelle de Genève, nouvelle série, janTier-février 1836. I^s

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<c Le faclum de rarchevôque de Paris contre Jean-Jacques me parait plus plat que Téducation d'Emile; mais il n'approche pas du réquisitoire d'Orner. Quand un homme public est béte, il faut Tôtre comme Omer, ou ne point s'en mêler*. »

Répondre à l'imprudent prélat était bien tentant. Rousseau n'y résista pas*; oubliant ses promesses, il profita de ses loisirs de Motiers pour composer une lettre à Mgr de Reaumont :

« J avais barbouillé une espèce de réponse à Tarchevéque de Paris, mande-t-il à Moultou, et malheureusement, dans un moment d'impatience, je l'envoyai à Rey, En y mieux pensant, je l'ai voulu retirer : il n'était plus temps. J'en suis très fâché. L'écrit est froid et plat. J'en prévois reffet d'avance, mais la sottise est faite : il est inutile de se tourmenter d'un mal sans remède^. »

Ces regrets étaient peu sincères*. En écrivant sa lettre, Rousseau savait bien ce qu'il faisait et il en attendait ù Genève en particulier les meilleurs résultats.

députes de la Faculté de théologie de Paris censurèrent également V Emile, La censure est datée du 20 août 1762; elle contient 58 propositions censurées.

i. À d'Àlembert, 15 septembre 1762.

2. Rousseau répondit au prélat, parce que, disait-il, il l'estimait. II est probable que Mgr de Beaumont se serait bien passé de cette marque d'estime. On lit cette phrase dans la réponse du philosophe : c On sait, j'en conviens, qu'il y a peu de prêtres qui croient en Dieu, mais encore n'estil pas prouvé qu'il n'y en ait point du tout. »

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