BiblioUièque universeUe de Genève
éclatante; la première fois que Mylord Maréchal le vit dans cet équipage, il se borna à lui dire : Salamaleki.
La confection de son costume fut pour le philosophe une affaire capitale; évidemment, outre la question de commodité, il y attachait beaucoup de coquetterie. Mme Boy de la Tour, qui habitait Lyon, fut chargée de la délicate mission de choisir les étoffes et les fourrures, et il est plaisant de voir avec quel soin minutieux le costume fut composé. Les leltres de Rousseau sont remplies de détails sur la façon dont il faut fourrer le bonnet, fourrer la robe, etc.
Le 20 octobre 1762, Mme de la Tour lui mande :
« Votre pelisse, mon bon et cher ami, est partie hier adressée à Pontarlier à M. Glaurian avec ordre de vous la faire d'abord parvenir; les .deux bonnets, la robe de camelots et son bonnet, une ceinture rayée celle de filoche ne s*est pas trouvée faite. J'espère que vous trouverez votre pelisse belle, bonne, chaude, légère, et qui durera éternellement, moyennant qu'elle soit préservée des teignes. Un des bonnets est assorti, l'autre est agneau de Tartarie, tout ce qu'il y a de plus beau et de plus doux^
Quelques jours après, elle lui écrit encore :
« J'ai commandé une ceinture, il ne s'en est trouvé de faites qu'en rose, vert ou bleu. Je l'ai demandée de la couleur de votre habit. 11 se fait aussi des ceintures d'une étoffe rayée comme les mouchoirs de cols de femmes, dans des couleurs vives et claires. Il faut de camelot pour votre