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Fritz Berthoud. Rousseau dans le Val de Travers

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robe quatre aunes et demie; je ne saurais vous choisir en soie que du gros de Naples ou taffetas, parce que vous voudriez de Tuni*. »

Enfin on se décide pour les robes de bouracan et des « ceintures de soie, tissues à rézeau comme les filets de pêcheurs*. »

Cependant le philosophe a des scrupules et craint que Mme de la Tour ne le taxe de coquetterie. Elle doit concevoir que les parures qu'il lui demande ne sont pas pour satisfaire son goût, mais comme il ne veut plus quitter l'habit qu'il a pris, ni chez Mylord, ni même à l'église, il faut accoutumer les yeux à ne pas le prendre pour un habit négligé, et, pour qu'on ne l'accusc pas de venir au temple en robe de chambre, il faut chercher à donner à son vétenicnt de la décence et même de la noblesse, surtout dans les premiers temps.

Rousseau n'était pas aussi indifférent qu'il voulait le paraître à tout ce qui pouvait contribuer à ses avantages extérieurs. Quand Duchesne édita ses œuvres en 1763, il désira y joindre un portrait. L'auteur demanda à être représenté avec ce costume arménien qui flattait sa manie pour l'originalité et ne nuisait pas, bien au contraire, à sa beauté plastique. 11 faut voir avec quel soin il donne les indications pour que le graveur ne néglige aucun détail.

« Sur les éclaircissements que demande votre graveur, écrit-il à Duchesne, vous lui direz, s'il vous plait, que je

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